La Commission européenne table sur «la fin du changement d’heure en 2021»

Depuis Genval, la commissaire en charge du dossier, Violeta Bulc, a expliqué à quelques journalistes que la consultation publique, ouverte en juillet dernier sur cette question, avait été celle qui avait suscité le plus de réponses dans toute l’histoire de la législation européenne. 4,6 millions de répondants, 99% d’individuels (par opposition à des associations ou des pouvoirs publics, par exemple), ont pris la peine de donner leur avis (0,55% des Belges ont répondu). « Deux chiffres ont retenu mon attention, 84% des répondants sont en faveur de la fin du changement d’heure et 76% considèrent que le changement a un impact très négatif sur leur vie », explique Violeta Bulc, soulignant bien qu’il s’agit des « résultats préliminaires » et que l’institution va devoir s’y pencher plus en avant. En Belgique, 84% des répondants sont aussi en faveur d'un abandon du changement.

Fin du changement d’heure, oui mais laquelle choisir ?

Les répondants en Grèce, à Chypre et Malte ont été les seuls à dire en masse qu’ils étaient contre un abandon du changement d’heure. « Ils n’ont pas dû comprendre qu’ils pourront choisir l’heure à laquelle ils resteront », celle d’été ou d’hiver. Le sud préfère l’heure d’été alors que la Finlande, la République Tchèque, le Danemark et les Pays-Bas ont une préférence pour l’heure d’hiver.

Cela veut-il dire que la Belgique pourrait rester en permanence à l’heure d’été, et le Luxembourg à l’heure d’hiver ? « C’est bien la raison pour laquelle je dis que nous devons continuer les discussions. Ce que nous voyons, c’est qu’il y a une cohésion assez régionale », autour du créneau favori. Une consultation des ministres européens a eu lieu en parallèle. A ce stade, aucune opposition à un abandon du changement d’heure, mais sept pays en faveur.

La Commission va continuer à analyser les réponses, mais une chose semble claire à ce stade. « Notre président a été très clair. Les citoyens ont parlé, nous devons réagir », a-t-elle dit.

Précisant bien qu’elle spécule, elle estime que si « tout va bien, une décision pourrait être prise l’année prochaine », par les Etats et les eurodéputés. Et une entrée en vigueur en 2020-2021 serait envisageable. « C’est une question qui va affecter les entreprises, nous devons la prendre au sérieux et être prudent », finit la commissaire.

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