Marie-Martine Schyns (CDH): «Les heures supplémentaires des enseignants se feront seulement en cas de pénurie»

Marie-Martine Schyns (CDH): «Les heures supplémentaires des enseignants se feront seulement en cas de pénurie»

La ministre de l’Enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Marie-Martine Schyns (CDH), était l’invitée de Matin Première en ce jour de rentrée scolaire pour discuter notamment du pacte d’excellence, des heures supplémentaires pour les professeurs ou encore d’une éventuelle modification de l’accord du participe passé.

« Le pacte est sur les rails. Le monde de l’école avait besoin qu’on se mette autour de la table pour améliorer notre système scolaire. La feuille de route est là aujourd’hui, et je suis persuadée que le prochain gouvernement devra travailler avec cette feuille de route », a déclaré la ministre. « Le pacte continuera de vivre (dans le prochain gouvernement, NDLR), grâce aux acteurs de l’enseignement qui ont travaillé avec toute l’ambition qu’ils ont pour l’école », estime-t-elle.

Au sujet de la pénurie des enseignants, Marie-Martine Schyns estime qu’il s’agit d’une « pénurie ciblée ». « La pénurie est ciblée à certains moments et dans certaines zones. A la rentrée, il y a assez d’enseignants. C’est par la suite, au cours de l’année, qu’il est difficile de trouver des remplaçants », explique la ministre. « J’ai 10 propositions sur la table, très concrètes, comme par exemple la valorisation de l’ancienneté des professeurs, et l’appel à des personnes qui viennent d’un autre secteur mais qui ont des titres pour enseigner ». « On suggère aussi une plateforme d’enseignants débutants ».

Au sujet des heures supplémentaires, la ministre insiste sur le fait que les heures supplémentaires peuvent être faites uniquement en cas de pénurie, et sur base volontaire des enseignants.

Pour ce qui est de la formation des enseignants, « le texte va arriver très bientôt il est en troisième lecture. Il n’y a rien qui bloque, on toilette les derniers éléments du texte. Il faut prévoir les contenus de cette formation et cela prend du temps », explique la ministre.

Enfin, Marie-Martine Schyns s’est exprimé au sujet d’une éventuelle réforme de l’accord du participe passé  . Evoqué dans Le Soir ce lundi, « La convivialité », pièce de théâtre sur l’orthographe et ses absurdités remet en cause l’accord du participe passé. « En FWB il y a un organe qui doit être saisi pour ce genre de propositions. Ce n’est pas à la ministre de débattre de cette question-là », considère Marie-Martine Schyns.

 
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