Elio Di Rupo sur Benoît Lutgen: «Quelle sera sa prochaine trahison?»

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Les leaders des partis font leur rentrée politique dans « Le Soir ». Chacun donne le ton de sa campagne et pose une question au président suivant.

Une question à Benoit Lutgen ?

« Non, je n’ai pas de question à Benoît Lutgen, il fait ce qu’il veut. Peut-être : quelle est sa prochaine trahison… ? »

Avant cela, Olivier Chastel avait posé une question à Elio Di Rupo.

« Si votre proposition de promouvoir la semaine de 4 jours, sans perte de salaire, est si neutre budgétairement et si évidente à mettre en place, pourquoi vous êtes-vous arrêté à 4 jours ? Dans la démagogie, j’aurais proposé à nos concitoyens de travailler 2 ou 3 jours… »

« Je suis un peu triste car j’ai beaucoup de considération personnelle pour le président du MR en tant que personne, c’est dommage qu’il s’aventure, pour des raisons politiques, à ridiculiser une proposition importante. Les gens ont travaillé 60 heures, 48 heures, 40 heures, 36 heures. A chaque fois qu’il y a eu une évolution dans la réduction des heures de labeur, les conservateurs ont crié au scandale. Et il y a 100, 150 ans déjà, ils tenaient exactement le même discours qu’Olivier Chastel : c’est utopique, c’est impossible, l’économie va s’effondrer. Toyota, BMW, en France il y a des centaines d’entreprises qui sont à 4 jours par semaine. A la Région wallonne, on a fait une expérience avec des personnes en fin de carrière. Avec la numérisation, on aura dans tous les cas une réduction du nombre d’heures de travail. Va-t-on dire demain par la loi, 4 jours semaine ? Non. Je ne l’ai jamais dit : j’ai toujours dit qu’il faut travailler secteur par secteur ou entreprise par entreprise, et le négocier avec les syndicats. Mais l’évolution naturelle, les analystes sérieux le disent, va vers la réduction du temps de travail. Et pour imager mon propos, je dis 4 jours par semaine, parce que ça, tout le monde comprend. Malgré mon amitié pour Martine Aubry, je n’ai jamais été partisan des 35 heures imposées. »

L’interview complète de Di Rupo et notre analyse sont à lire sur Le Soir +

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