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Le PS veut une «coalition du progrès», Ecolo et Défi ne sont pas chauds

Elio Di Rupo plaide en faveur d’une « coalition du progrès » associant PS, Ecolo et Défi. Les partenaires pressentis réagissent froidement. Ils ne veulent pas se laisser enfermer, expliquent-ils, dans une forme de bipolarisation du paysage politique. Chacun pour soi.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 4 min

Les verts et les amarantes ne se mélangent pas avec les rouges, du moins pas avant le 26 mai 2019, et avant de connaître les résultats des élections législatives fédérales, régionales et européennes. Preuve encore que le mode de scrutin proportionnel – le nôtre en Belgique – impose sa propre dynamique : surtout, on attend de voir les chiffres et quelles sont les majorités possibles arithmétiquement. D’où la nécessité pour chaque parti de faire campagne pour son propre compte avant toute chose, afin de maximiser ses chances à lui et seulement lui. D’où encore, lundi, les réactions entre décodage à charge, attentisme, indifférence affectée et refus poli de la part de Défi et d’Ecolo, à la proposition d’Elio Di Rupo de voir advenir sa « coalition du progrès » associant les trois formations. Chacun pour soi, on verra plus tard.

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3 Commentaires

  • Posté par Gysen Eric, lundi 3 septembre 2018, 19:26

    Défi mérite mieux que le ps et les Bobo écolo ! Ce serait très décevant de voir Maingain tomber si bas. Espérons que ce ne soit qu' un bruit de couloir.

  • Posté par Van Steen Willy, lundi 3 septembre 2018, 19:53

    Entièrement d'accord, Défi n'a pas à se rendre complice d'un parti qui n'a pas encore fini de traîner des casseroles et ce depuis 35 ans!

  • Posté par Deckers Björn, lundi 3 septembre 2018, 18:39

    Il y a une logique à la réaction de Défi et d'Ecolo. Pour Défi, son terrain de conquête électorale est le Cdh en déconfiture et le MR qui s'est acoquiné avec la NVA. Pour ces électeurs, voir Défi en allié de gauche du PS est tous sauf une bonne nouvelle et donc Olivier Maingain se rebiffe, aujourd'hui de circonstance avec le PS à Bruxelles, demain, on verra. Pour Ecolo, la question est encore plus claire. Spectaculairement en effet, aucun des présidents de parti, et y compris le président du PS, Elio Di Rupo ne prennent en compte l'enjeu énergétique et climatique. Comme au lendemain de la démission de Nicolas Hulot, il faut le constater, l'enjeu sur cette question ne pourra être défendu que par les Ecolo, ce qui les rend de toutes façon libres. Libres de s'allier au mieux disant écologique, d'abord et avant tout. Par delà, Ecolo drague une solide partie de son électorat à gauche et a déjà goûté (amère) d'avoir d'avance annoncé une alliance privilégiée avec le PS. Les électeurs de gauche vont chez le tuteur et Ecolo se retrouve à l'arrière de la photo sur un strapontin. De ce point de vue, la position d'Ecolo est claire, avec le PS, le MR, le Cdh ou Défi, avec surtout le mieux disant écologique, simplement. Un enjeu qui devrait cesser d'être traité avec mépris comme on le fait aujourd'hui en se vautrant avec racisme dans un questionnement migratoire qui ne sera que plus aigu encore si l'on ne se décide pas à répondre à la question écologique dont tout dépend. L'enjeu migratoire, la question économique et sociale, et même la sécurité, de manière bien plus aigue (et c'est déjà le cas aujourd'hui sur la sécurité sanitaire) que les bringues du terrorisme islamiste!

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