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En pleines turbulences, Emmanuel Macron ne se remet pas en cause

Après le départ de Nicolas Hulot, le président français ne remanie qu’à la marge en nommant François de Rugy à l’Ecologie. Le signe qu’il n’entend pas changer de cap malgré sa chute dans les sondages. Avec 31 % seulement d’avis favorables selon l’Ifop, il devient pourtant plus impopulaire que François Hollande à la même période.

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Envoyée permanente à Paris Temps de lecture: 5 min

Depuis Paris

Un simple communiqué du palais de l’Elysée pour acter un remaniement ministériel à minima. Si certains conseillaient à Emmanuel Macron de profiter du départ de Nicolas Hulot pour tirer les leçons des turbulences qui plombent le président dans les sondages (31 % d’opinions favorables dans le dernier baromètre Ifop) après seize mois de pouvoir, ils en sont pour leurs frais. François De Rugy, 44 ans, jusqu’alors président de l’Assemblée nationale, devient ministre de la Transition écologique et solidaire. Il aurait même été le seul à monter dans l’équipe d’Édouard Philippe si Laura Flessel, la populaire ministre des Sports, n’avait pas choisi de s’en aller pour raisons personnelles. Elle sera remplacée par l’ancienne championne de natation, Roxana Maracineanu.

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3 Commentaires

  • Posté par Remacle José, mercredi 5 septembre 2018, 8:28

    Les sondages, réaction épidermique, reflètent l'impression d'un instant. Les réformes en tout genre affectent beaucoup de Français. Ceux réagissent à chaud s'en envisager le résultat à plus long terme. Rien que le 80 km obligatoire a fait perdre beaucoup de sympathies.

  • Posté par Ballez Guy, mardi 4 septembre 2018, 15:35

    Si un chef d'état aux pouvoirs si étendus qu'un président français ne gouverne qu'en fonction des sondages et donc de sa popularité, le pays est dans l'impasse pour de bon. Voyez Chirac, "le roi fénéant". A part la non participation à la guerre d'Irak, qu'à-t-il apporté à la France en 12 ans de présidence? Ce que les gens et beaucoup de journalistes ne comprennent pas, c'est que l'économie d'un pays a une énorme inertie dans les deux sens: vous pouvez le gouverner en dépit du bon sens pendant des dizaines d'années avant de commencer à voir des conséquences funestes par exemple en recourant sytématiquement au surendettement et donc en reportant les effets délétères sur les générations suivantes ... Et dans l'autre sens, un changement de politique ne produira ses effets qu'également une ou des dizaines d'années après! Bien au delà de l'horizon d'un ou même de plusieurs règnes présidentiels. Le problème est évidemment qu'il est impossible de prouver anticipativement l'efficacité des réformes proposées tant les économistes, selon leurs écoles, divergent sur les solutions. Mais pour n'en rester qu'à l'état de la France, vu ce que les politiques précédentes en ont fait, ne rien changer est la certitude d'aggraver la situation. Conclusion: un président populaire serait inquiétant pour l'avenir.

  • Posté par Etienne Van den Eeckhoudt, mardi 4 septembre 2018, 19:02

    100% d'accord avec votre commentaire. Il faut noter que le président Macron avait bien dit qu'il ne briguerait pas un second mandat.

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