Communales 2018: deux candidats rwandais au coeur d’une polémique

Edition numérique des abonnés

La publication des listes électorales suscite un certain émoi au sein de la communauté rwandaise. Plusieurs candidats portent en effet des noms qui pèsent lourd dans la mémoire des victimes : ils sont fils et filles de personnalités de l’ancien régime tenues pour responsables du génocide de 1994 et qui ont été depuis lors accueillies en Belgique. Si la nouvelle génération ne peut évidemment pas porter le fardeau des crimes de la précédente, deux candidats ont pour particularité d’être membres d’une association, « Jambo ASBL » que les victimes du génocide jugent avec sévérité.

Dans ses nombreuses publications, disent-elles, Jambo News place sur le même pied la critique, – au nom des droits de l’homme – des agissements du régime de Kigali avec les crimes contre l’humanité commis voici 25 ans. La polémique a été relancée par le fait qu’une personnalité comme Gustave Mbonyumutwa, qui préside Jambo News, s’est retrouvée sur une liste de Défi dans le village de Saint-Georges, avant d’en être retiré. Mbonyumutwa est un nom qui pèse au Rwanda : Shingiro Mbonyumutwa fut un acteur clé du parti MDR, et participa à son aile extrémiste, celle du « hutu power ».

A lire sur Le Soir +: notre analyse et nos explications

À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. La grogne est perceptible dans les écoles primaires et maternelles de Wallonie et de Bruxelles.

    Le blues des directeurs des écoles maternelles et primaires

  2. «
La porte de Mme May est ouverte mais son esprit reste fermé
» a réagi un député travailliste à la chambre de Communes ce luni.

    Brexit: Theresa May promet l’impossible

  3. ©IGOR PREYS

    Procès Nemmouche: un retour à l’effroi des premières heures qui ont suivi la tuerie

Chroniques
  • Gilets jaunes - médias: la haine face à la complaisance

    L’autre samedi, en tête du cortège de 7.000 gilets jaunes parisiens, une banderole : «  Le peuple veut la chute du régime !  »

    Respecter l’autre implique qu’on écoute et entende ce qu’il dit. Or, ce qui était dit là était explicite. Plus question de taxe carbone ou de CSG, mais la volonté affirmée d’abattre le pouvoir en place sans recourir, pour ce faire, à des élections.

    «  Macron démission !  » et, au-delà, «  renverser le régime !  ». Lequel ? La République ? La démocratie représentative ? La Ve République ?

    Dans tous les cas, on se retrouve là confronté à une intention « putschiste » avouée. Les leaders improvisés et autoproclamés du mouvement ne le dissimulent nullement, même si la plupart des gilets jaunes, ceux des ronds-points en particulier, n’entendent, eux, qu’exprimer un mal...

    Lire la suite

  • Les directions aussi attendent de la considération

    Un pilote… Vingt casquettes… La fonction de directeur est à l’école fondamentale ce que Rémy Bricka fut dans les années 70-80 à la variété française : un homme-orchestre, capable de jouer d’une demi-douzaine d’instruments en même temps. Et d’en maîtriser bien d’autres. La preuve par l’agenda d’une directrice lundi matin : signer un contrat avec une nouvelle enseignante, recevoir un couple de parents dépassés, répondre aux sollicitations de l’Afsca, gérer un dossier...

    Lire la suite