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Macron: le progressisme à l’épreuve du pouvoir

Le remaniement n’accouche donc que de « cela ». D’un changement poste à poste qui traduit l’état d’esprit d’un Président qui n’entend rien changer malgré les critiques qui s’accumulent.

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Envoyée permanente à Paris Temps de lecture: 3 min

Il y a une semaine, la voix étranglée, Nicolas Hulot lançait un SOS pour la planète. L’Elysée ne l’a pas entendu.

En faisant de François de Rugy le successeur de Nicolas Hulot, Emmanuel Macron envoie un signal aussi clair que décevant. Il n’y aura pas de « big bang » pour l’environnement. L’Elysée a choisi le profil d’un politique docile plutôt que la fougue d’un autre qui aurait pu le contredire. Le baiser de la mort : François de Rugy à peine nommé, les chasseurs se réjouissaient de sa promotion. Si l’ancien animateur d’Ushuaïa se sentait si seul face aux lobbies, il est permis de douter que l’ex-président de l’Assemblée nationale puisse imposer la fermeture de centrales nucléaires…

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7 Commentaires

  • Posté par De Bilde Jacques, jeudi 6 septembre 2018, 10:06

    Macron a bénéficié de l'effondrement idéologique de la droite et de la gauche classiques. Il s'est insinué dans ce clair obscur en proposant une nouvelle formule politique : ni à gauche, ni à droite. Il propose des changements mais au profit de qui? Son image de Président des riches n'est pas vraiment usurpée. Une brève analyse de son parcours personnel et de son entourage indique qu'il est en fait le représentant de la noblesse d'Etat, de l'expertise et de la haute finance. Pour moi, Macron est un pur libéral dans tous les sens du terme. Ainsi sa référence à la théorie du ruissellement qui affirme que si l'on donne de l'argent aux riches (en diminuant leurs impôts massivement), cet argent finit par descendre dans l'économie générale et permet d'améliorer la croissance et le niveau de vie des plus pauvres... en est la preuve même s'il s'en défend après coup. Il ne changera pas de ligne, persuadé de "son bon droit". En justifiant les raisons de sa démission, N. Hulot espérait un "sursaut". Il n'y en aura pas. Comme l'a si bien dit A. Einstein :"On ne résout pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés". Hulot plaide en faveur d'un changement de paradigme qui suppose l'émergence d'un nouveau modèle de production, de consommation... Sommes nous prêts à ce changement? Je ne le crois pas. Trop de citoyens n'ont malheureusement comme seule préoccupation que de "boucler leur fin de mois". Hier, un article indiquait que le coût de la vie a augmenté de 40 % (En Belgique) depuis 2000 mais bien plus encore dans d'autres pays européens. Pour ceux qui vivent dans la précarité, la question environnementale est bien loin de leur souci. Sommes nous des "gaulois réfractaires au changement"? Dans notre for intérieur une petite voix nous dit que des changements sont nécessaires. Cela passe notamment par la suppression des politiques d'austérité imposées par ailleurs par l'UE à travers les critères de convergence. Voilà déjà un changement de paradigme qui nous fait croire que les déficits publics sont la source de tous nos maux. Nous avons besoin d'un New Deal à la Roosevelt.

  • Posté par Deckers Björn, mercredi 5 septembre 2018, 18:07

    Euh, en effet, comme le font remarquer certains, utiliser le qualificatif "progressiste" au sujet d'Emmanuel Macron est tout de même un peu excessif.Certes, vu l'évolution récente et inquiétante de l'UE, avec la montée des mouvement populo-démago, le simple fait d'être un minimum libéral sur les questions de société, et pas enragé sur les questions migratoires et sécuritaires vous rend... plus progressiste que les autres en question. Mais il faut voir à quel point aujourd'hui les clivages ont explosés. Tandis que la gauche originale disparaît faute d'avoir sur protéger socialement (le "care") en rejoignant globalement la doxa ultralibérale internationale, une partie de celle-ci a choisi d'embrasser les contours d'une droite libérale (libérale en tout, sur l'économie et les questions de société tels que Macron ou Manuel Valls). Pendant ce temps, la droite républicaine perd elle-même sa raison d'être (dépassé par le macronisme d'un côté et le lepénisme de l'autre), tandis que justement l'extrême droite saute sur la faillite de la gauche pour occuper le créneau du "care" en promettant de protéger les humbles par une politique anti-migratoire et/ou protectionniste. Les clivages sont culs par dessus têtes en ce moment et s'il faut saluer l'activisme d'Emmanuel Macron pour tenter d'unifier davantage l'UE notamment sur les questions fiscales, ce qui irait pour le coup dans un sens "progressiste", sa politique intérieur reste libérale, et plutôt anti-sociale. De là mon questionnement : "Progressiste"?

  • Posté par PETIT Robert, mercredi 5 septembre 2018, 23:23

    Exact ! La gauche a perdu les ouvriers et la droite les classes moyennes au profit des extrêmes ! Quand l'idéal et la foi se perdent, nous devons nous préparer aux aventures les plus graves !

  • Posté par Vrebos Jacques, mercredi 5 septembre 2018, 12:18

    Les miens aussi.....

  • Posté par Jean-yves Le Carré, mercredi 5 septembre 2018, 10:59

    Traiter Macron de progressiste ??? Les bras m'en tombent !

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