Galeries bruxelloises en fête

De nombreux solo shows au programme
: Ivan Navarro chez Daniel Templon, Gauthier Oushoorn chez Damien and the love Guru, ou encore Todd James chez Alice Gallery.
De nombreux solo shows au programme : Ivan Navarro chez Daniel Templon, Gauthier Oushoorn chez Damien and the love Guru, ou encore Todd James chez Alice Gallery. - DR

Devenu incontournable dans le monde de l’art en ce mois de septembre, le « Brussels Gallery Weekend » ouvre les portes d’une quarantaine de galeries et plus d’une dizaine d’institutions et d’espaces d’artistes dans les jours à venir.

Depuis sa création voici dix ans, cette manifestation a pris de l’ampleur et fédérait l’an dernier plus de 7.000 visiteurs. Au-delà du caractère mercantile de l’événement, certes centré sur les galeries, il s’agit surtout d’une mise en valeur festive de l’art contemporain pour souligner le foisonnement de la scène bruxelloise en ce domaine : « Il y a une telle richesse dans notre capitale qu’il était fondamental de la retrouver dans la sélection. C’est l’occasion pour le public d’apprécier le travail que font les galeries en présentant des artistes émergents et confirmés. Pour nous, organisateurs, il y a une vraie fierté de présenter un programme de ce niveau » , explique Sybille du Roy, directrice de l’événement.

D.R.

Le temps d’un week-end, curieux, amateurs, collectionneurs et professionnels arpenteront les hauts lieux de l’art contemporain afin de découvrir l’éclectisme et la qualité des propositions bruxelloises sélectionnées par un comité de galeries reconnues (dépendance, Xavier Hufkens, Harlan Levey Projects, Jan Mot, Templon et Waldburger Wouters). Parmi les grands noms, citons Albert Baronian, Didier Claes, Almine Rech, La Forest Divonne, Rodolphe Janssen ou encore La Patinoire Royale-Galerie Valérie Bach.

De nouveaux lieux sont également au programme, comme Alice Gallery, galerie fondée en 2005 et dont les fondateurs ont créé le Mima ; QG, nouvelle venue à Ixelles ; Damien and the love Guru, ancien espace d’artistes et lieu d’exposition devenu aujourd’hui une galerie ; et enfin Paul Soto Park View, une nouvelle galerie venue de Los Angeles. Certaines ont choisi de présenter des expositions de groupe, d’autres des solo shows.

Enfin, il n’y a pas que de l’art émergent au programme : ainsi la galerie Didier Claes propose une sélection de masques africains importants. Parmi ceux-ci, on compte un masque Chokwe de République démocratique du Congo, un Ibibio du Nigeria, mais également une pièce Baoulé de République de Côte d’Ivoire.

Génération nouvelle

Depuis 2015, les organisateurs invitent également certains espaces de premier plan, sans but lucratif, institutionnels ou gérés par des artistes, qui contribuent au paysage exaltant de la ville en matière d’art contemporain ainsi que certaines collections privées qui rehaussent le profil de Bruxelles en qualité de destination de premier plan dans ce secteur.

Masque Baoulé-Goli en bois de la fin du XIX
e
 siècle chez Didier Claes.
Masque Baoulé-Goli en bois de la fin du XIX e siècle chez Didier Claes. - Philippe de Formanoir.

Cette année, l’événement voit encore plus grand et propose plusieurs nouveautés afin d’offrir une expérience artistique diversifiée aux visiteurs, tout en contribuant à faire rayonner Bruxelles au-delà des frontières. Ainsi, un volet dédié à la jeune création prend place au sein de l’espace Vanderborght (qui accueille également le « meeting point ») avec une exposition inédite intitulée « Generation Brussels ».

La sélection en a été confiée au jeune curateur belge Louis-Philippe Van Eeckhoutte, qui a fait ses armes à New York dans des lieux tels qu’Algus Greenspon, David Zwiner & Swiss Institute. « J’ai pris contact avec les écoles d’art, les ateliers d’artistes et différents relais artistiques présents à Bruxelles afin de proposer un panel, à la fois qualitatif et diversifié, de jeunes artistes, explique-t-il. Avec cette nouvelle initiative, l’objectif est de créer des ponts entre la nouvelle et l’ancienne génération et d’offrir davantage de visibilité à ces talents prometteurs. » Parmi ceux-ci, citons Antoinette d’Ansenbourg, Daniel Wagener, Elina Salminen, Hadrien du Roy ou encore Antoine Carbonne.

Une attention particulière a également été apportée à la mobilité : des parcours pédestres et cyclistes sont prévus ainsi que des « Shuttles Art Brussels » gratuits pour relier le haut et le bas de la ville. Des partenariats avec Villo, Billy Bike et Uber ont été mis en place afin d’offrir des tarifs préférentiels au public et faciliter la circulation.

Bonne chasse !

« Brussels Gallery Weekend », du vendredi 7 au dimanche 9 septembre de 11 à 19 h, parcours libre dans les galeries. www.brusselsgalleryweekend.com

 
 
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