Xavier Siméon ne sera plus en MotoGP en 2019

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Deux grosses nouvelles. Une bonne et une mauvaise. Apprises en moins de 24 heures, par Xavier Siméon (29 ans). La bonne d’abord : mardi soir, Zelos (la structure belge qui défend ses intérêts) était heureuse d’annoncer que le Bruxellois hériterait de la Ducati GP17 de Tito Rabat lors des quatre prochains Grands Prix, et donc dès ce week-end à Misano. À la fois une bonne nouvelle, bien sûr, mais aussi une grosse mise sous pression quand on sait les très belles performances signées par le malheureux pilote espagnol (victime d’une triple fracture de la jambe lors des essais de Silverstone) au guidon de cette machine nettement plus évoluée que la GP16 avec laquelle Xavier Siméon n’a jamais réussi à s’extraire des tréfonds du classement depuis le début de cette année.

« Ducati ne voulait plus de lui »

Une « mise sous pression » ou plutôt un « cadeau d’adieu » ? Ce mercredi matin, on avait plutôt tendance à pencher pour cette deuxième solution. En effet, le team Reale Avintia vient d’annoncer qu’il avait signé le Tchèque (et fortuné) Karel Abraham pour les deux prochaines saisons. Pour prendre la place de Tito Rabat ou celle de Xavier Siméon ?

« Tito n’a pas encore signé avec nous pour 2019, mais nous sommes certains à 95 % de poursuivre avec lui l’année prochaine, nous a confié le porte-parole de l’écurie. Alors oui, je vous confirme que Xavier ne fera plus partie de notre équipe la saison prochaine. C’est notre volonté, mais c’est surtout celle de Ducati qui nous a clairement demandé de travailler avec un pilote plus performant. Les résultats de Xavier n’ont pas plaidé en sa faveur… »

Un Tchèque qui pèse lourd

Alors qu’il n’a toujours pas inscrit le moindre point cette saison, et qu’il a rarement dépassé la dernière ligne de la grille de départ, le Bruxellois n’a effectivement pas réussi à faire des miracles. Pas beaucoup plus que Karel Abraham (28 ans), du reste… Le Tchèque, connu depuis des années pour la lourde valise de couronnes tchèques qu’il trimballe dans le paddock (son papa est notamment le propriétaire du circuit de Brno), n’a pas brillé davantage (4 points et une 23e place au championnat) au sein de l’Angel Nieto Team. Mais il a donc eu d’autres arguments à faire valoir…

La fin de cette collaboration signifie-t-elle la fin de carrière de Xavier Siméon en MotoGP ? Ni le pilote ni son entourage n’ont malheureusement répondu à nos appels pour le moment. Mais vu le peu d’alternatives, on peut bien sûr craindre le pire pour notre compatriote.

« Il va enfin pouvoir se montrer »

Qu’à cela ne tienne, celui-ci tentera tout de même de profiter de l’opportunité qui lui est offerte de se mettre en évidence lors des quatre prochaines courses au guidon de la Ducati GP17. « Je pense qu’il ne s’agit pas du tout d’un cadeau empoisonné pour Xavier, estime Didier de Radiguès. Bien au contraire, il va enfin pouvoir se montrer au guidon d’une moto qui a prouvé sa valeur aux mains de Rabat, mais aussi de Miller et Bautista. Cette moto, dont Xavier aurait logiquement dû bénéficier dès le début de la saison, se distingue surtout par un aéro beaucoup plus développé que sur la GP16. Et je suis sûr qu’il en fera bon usage. »

 
 
 
 
 
 
 

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