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Realty «La stratégie mise en place n’est pas la bonne»

Journaliste en charge du Soir Immo Temps de lecture: 3 min

Un « détail » suffit à lui seul à résumer l’état d’esprit qui règne chez Artexis : la veille de la conférence de presse d’annonce du salon concurrent We Are Real Estate, un communiqué d’Artexis sur Realty parvenait dans les rédactions. Il fleure bon, si pas la panique, du moins le branle-bas de combat qui est mis en place pour contrecarrer le concurrent.

Son titre : « 30 entreprises majeures s’allient pour donner forme à l’événement le plus important du secteur immobilier. »

Comment Mathieu Van Marcke, l’organisateur de Realty, a-t-il « encaissé » la nouvelle ? « J’ai appelé Gregory, dit-il tout de go. Je le connais bien, c’est quelqu’un que je respecte et nous ne sommes pas du genre à nous disputer. Nous sommes dans un libre marché, il a vu une opportunité et il la saisit, rien à dire. Par contre, c’est moins apprécié au niveau du groupe (Artexis) qui l’a soutenu pendant 7 ans pour Realty… »

Realty aura lieu les 19 et 20 septembre 2019 à Knokke, soit quatre mois après le salon bruxellois. Délicat… « S’il y a une chose sur laquelle tous les interlocuteurs que nous avons consultés sont d’accord, c’est que le mois de septembre est la meilleure date, insiste notre homme. Mai est trop proche du Mipim (chaque année en mars à Cannes). Je n’ai pas de souci par rapport à cela même si cela va obliger le client à faire un choix… »

S’il ne veut porter aucun jugement sur la personne de Gregory Olszewski, Mathieu Van Marcke donne son avis sur la manifestation bruxelloise future. « Selon ce que j’ai pu lire, je constate que la stratégie mise en place n’est pas la bonne : il va vers un Realty classique que nous avons connu pendant plusieurs années et qui donnait des signes d’essoufflement. Or, c’est justement ce que je ne veux plus faire. Avec les années, beaucoup voyaient Realty comme une grande réception. Pour contrecarrer cela, nous allons fortement insister de notre côté sur le côté business de la manifestation. En plus, quand je vois les prix des stands à la baisse annoncés par We Are Real Estate, ce n’est pas ce qu’attend le marché. Celui-ci ne veut pas forcément payer moins, il veut avant tout davantage de qualité. »

Mathieu Van Marcke insiste également sur le fait que Realty n’a pas quitté définitivement Bruxelles. « Je l’ai toujours dit : Knokke doit servir d’électrochoc pour relancer le salon. Rien ne dit que nous ne retournerons pas à Bruxelles après l’édition 2019… »

Un autre salon bruxellois aux côtés de We Are Real Estate ? Pas sûr que l’idée soit judicieuse. « C’est vrai mais on verra si We Are Real Estate sera encore là…, sourit Mathieu Van Marcke. Je ne cache pas que deux salons immobiliers en Belgique, ce n’est pas la meilleure solution car le marché est trop petit. Enfin, notre intention n’a jamais été de faire un salon flamand comme je l’ai parfois entendu. Nous sommes en contact avec des acteurs francophones. Maintenant, si vous me demandez si les décideurs immobiliers flamands sont contents que quelque chose se passe en Flandre, la réponse est clairement oui… »

 

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