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Atenor vise toujours plus l’Europe centrale

Fidèle à son habitude, Atenor a révélé son rapport financier semestriel. Au-delà des chiffres, l’administrateur délégué a surtout rappelé les objectifs stratégiques du groupe, notamment l’internationalisation.

Temps de lecture: 4 min

Fin août, Atenor dévoilait son rapport financier semestriel à ses actionnaires. Si l’on s’en tient aux chiffres, les scores ne sont pas des plus réjouissants puisque le résultat net consolidé est de 5,64 millions d’euros pour les six premiers mois de 2018, contre 16,75 millions en 2017. Le résultat provient essentiellement de revenus locatifs et des marges dégagées sur des projets pré-vendus, en bureau comme en résidentiel.

Stéphan Sonneville, CEO de la société de promotion immobilière, ne manifeste aucune inquiétude face à ces chiffres et garantit même à ses actionnaires « un dividende similaire à celui de 2017 pour cette année ». Selon lui, c’est en effet au cours du deuxième semestre de 2018 que vont se jouer la plupart des transactions majeures de cette année, et Atenor applique une politique plutôt sécuritaire en matière d’investissement et de développement. « En quinze ans, il nous est arrivé d’avoir des manques à gagner, mais nous n’avons jamais perdu d’argent sur aucun projet », souligne-t-il.

Atenor se targue ainsi de développer une stratégie prudente, mais sans pour autant manquer d’ambition au niveau de sa croissance et de ses activités. En dix ans, son portefeuille en développement a d’ailleurs été multiplié par quatre pour atteindre aujourd’hui les 800.000 mètres carrés.

« Notre évolution est dictée non pas par les opportunités, mais par la transformation du tissu économique, précise Stéphan Sonneville. Celui-ci est notamment marqué par le développement du coworking – que nous avons par ailleurs intégré dans trois projets de bureaux à Bruxelles – et surtout par l’internationalisation. C’est pourquoi nous avons décidé de mettre en œuvre notre savoir-faire dans d’autres villes européennes. »

A l’heure actuelle, Atenor compte en portefeuille 18 projets de bureaux et résidentiels dans 11 villes et 6 pays d’Europe. Le promoteur a ainsi quelques dossiers au grand-duché de Luxembourg, un en bord de Seine à Paris et plusieurs importantes constructions en cours en Pologne, Hongrie et Roumanie (principalement dans les capitales).

Pour son développement à l’international, la société de promotion a choisi de débuter par ce qu’elle sait le mieux faire : des bureaux en milieux urbains. L’objectif affiché d’Atenor est toutefois de construire aussi du logement et de diversifier encore plus son implantation géographique en Europe avec, si possible, des projets futurs aux Pays-Bas et en Allemagne. « Nous choisissons des villes où nous pouvons pratiquer un risque mesuré, et des pays ou régions où la croissance économique est plus forte, c’est pourquoi nous nous centrons sur l’Europe centrale, précise Stéphan Sonneville. Nous ambitionnons de devenir d’ici cinq ans un acteur majeur dans ces pays, tout en maîtrisant notre évolution, en gardant le même esprit et en continuant à faire des réalisations qualitatives. Le sens premier de notre métier est en effet de redévelopper le tissu urbain. »

Voir ailleurs que Bruxelles

Si Atenor a clairement les yeux rivés vers l’étranger, Stephan Sonneville se défend d’abandonner la Belgique, et plus particulièrement Bruxelles. «  Nous y avons de gros projets comme The One, Victor ou City Dox et sommes en compétition pour des réalisations majeures comme le centre de conférence européen avec Realex. Bref, nous sommes toujours intéressés par Bruxelles mais nous pratiquons des risques plus maîtrisés que d’autres acteurs. »

Et pour maîtriser ces risques, il est nécessaire, selon le CEO, de ne pas se cantonner à la capitale belge, qui est un vrai point d’interrogation pour beaucoup d’investisseurs. « Bruxelles a de vraies forces et des responsables politiques de qualité, mais tout cela a du mal à fonctionner. Comme l’illustre le dossier de la gare du Midi, la requalification de la ville est très lente et en tant que promoteurs, on ne peut pas juste avoir en portefeuille des projets qui mettent dix ans à aboutir. Si l’on ajoute à cela la faible croissance économique, on peut dire qu’on ne fait pas notre travail si on reste uniquement à Bruxelles. »

Voilà pourquoi Atenor a décidé de se lancer sérieusement à l’international il y a deux ans. Au vu du temps nécessaire pour développer les projets, Stephan Sonneville estime que «  2019 sera l’année de l’épanouissement de cette stratégie ».

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