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Racisme, sexisme et antisémitisme au sein du mouvement flamand «Schild &Vrienden»: une enquête est ouverte

Le parquet de Gand va ouvrir une enquête après le reportage diffusé sur la VRT sur le mouvement flamand « Schild &Vrienden ».

Temps de lecture: 2 min

Un reportage de la chaîne flamande VRT diffusé mercredi révèle que le mouvement identitaire d’extrême droite « Schild & Vrienden » (Bouclier et Amis) n’a rien de modéré dans les faits. Des groupes de conversation en ligne font la part belle à des commentaires racistes, sexistes et antisémites.

Des propos qui ont suscité l’étonnement et la réprobation du monde politique au nord du pays. Le ministre de la Justice a d’ailleurs annoncé que le parquet de Gand a ouvert une enquête.

Un reportage sur le fondateur du mouvement

Quant au reportage de la VRT, il suit le fondateur du mouvement Dries Van Langenhove, qui siège aussi au conseil d’administration de l’université de Gand. « Schild &Vrienden », qui a récemment perturbé une manifestation en faveur d’une gestion de l’immigration plus humaine à Gand, souhaite diffuser ses idées. La mouvance ambitionne aussi de contribuer à modifier le système politique en faisant élire ses membres dans différentes instances.

À lire aussi Comment Viktor Orban s’acoquine avec les identitaires flamands

Une menace pour la suprématie blanche

Toutefois, en parallèle à son discours politique, le mouvement se révèle être bien plus radical, raciste, sexiste et antisémite à la lumière des discussions tenues dans des groupes de chat que le magazine Pano de la VRT a infiltré. « Schild &Vrienden » partage la même ambition que de nombreux mouvements d’extrême-droite à savoir « stopper » la menace que présente pour la suprématie blanche l’immigration vers l’Occident.

A cette fin, certains membres sont même prêts à verser dans la violence. M. Van Langenhove invite d’ailleurs à « être prêt aux combats » en étant en bonne forme physique, en suivant des cours de tir et en obtenant un permis de port d’armes. Le fondateur lui-même vend à ses membres des sprays de gaz poivré et suggère être en possession d’un pistolet. Des références à une « guerre des races » sont en outre formulées.

L’intéressé a réagi en affirmant qu’il s’agissait de fausses informations, des « fake news », et que son identité avait été volée.

 

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6 Commentaires

  • Posté par Jacques Schwers, jeudi 6 septembre 2018, 14:07

    Juste une question : ne s'agit-il pas plutôt de la question : 's Gilden vriend ? (ami des Gildes ?) ??

  • Posté par Hennaux Jean, jeudi 6 septembre 2018, 12:24

    N'est-ce les Etats Unis d'Amérique qui ont pour la première fois (bien avant Trump) parlé d'Eurafrique' ? Pourquoi aujourd'hui jouer les 'vierges apeurées' ? N'est-ce l'évolution naturelle de nous intégrer tous au sein d'un même ensemble, celui de la race humaine. Il n'y a pas de " Peuple Elu " et certainement pour le Créateur si il doit y en avoir un. .

  • Posté par Van Obberghen Paul, jeudi 6 septembre 2018, 11:03

    Le racisme et ses dérivés sont profondément ancrés dans le subconscient de l'homme et datent de l'époque où l'"autre", l'"étranger", était un danger potentiel et souvent bien réel. C'est une part de l'instinct de survie. En cela, il est donc compréhensible sinon justifiable. En effet, dans nos sociétés actuelles, l'"autre", celui qui est différent ou qui vient d'ailleurs, ne représente plus que très rarement un danger réel. Mais rien n'y fait, parler à nos instincts les plus profonds (certains diraient, les plus bas) est remarquablement facile, et il suffit de peu de chose pour qu'il réapparaissent et se développent. C'est d'autant plus facile en ces périodes compliquées de migrations importantes. Il est facile de présenter cette migration (quelle qu'en soient les causes) comme une invasion massive susceptible de détruire la société occidentale. Et ça n'est même pas une question d'intelligence ou d'éducation, qui s'effacent facilement quand on flatte nos instincs primaires. Le racisme conduit à des atrocités abominables, tout le monde le sait bien, mais rien n'y fait. Du reste, les racistes avoués et décomplexés (puisque c'est un instinct naturel, pourquoi le réprimer?), s'accomoderaient bien de nouveaux massacres du genre Shoah, les appeleraient volontier si cela ne tombait sous le coup de la loi dans nos pays. Il est difficile de résister à nos instincts naturels et la paresse intellectuelle fait facilement son oeuvre. Pour basculer de l'indifférence à la haine, il suffit de si peu.

  • Posté par Gabriel Jacqueline, jeudi 6 septembre 2018, 23:00

    Van Obberghen. Le racisme émane surtout de la peur due à l'ignorance, le manque d'éducation et la pauvreté. Il est difficile de ne pas jalouser son prochain quand on n'a pas soi-même le nécessaire. C'est la raison pour laquelle je condamne violemment ces jeunes universitaires et nantis. Il ne s'agit pas, chez eux, d'instinct naturel mais bien de soif de pouvoir!!!

  • Posté par Brasseur Michel, jeudi 6 septembre 2018, 13:52

    C'est justement ce qui distingue les êtres humains des animaux: la capacité à resister à ces (pseudo?) instincts. Le racisme n'est PAS un instinct naturel. Dans quel but faites-vous passer ce message? Si vous mettez un petit bébé noir à côté d'un petit bébé blanc, vous verrez que c'est l'instinct de curiosité qui prend le dessus et entraîne le toucher, les regards, les rires et l'imitation des comportements de l'autre. Le racisme est appris, pas inné.

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