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US Open: Serena Williams soutenue par plusieurs joueurs (vidéo)

La star américaine, qui a laissé filer l’occasion de remporter un 24e titre en Grand Chelem, a écopé de 17.000 dollars d’amende après la finale polémique.

Temps de lecture: 3 min

Excès de zèle de l’arbitre? Sexisme? Au lendemain de la finale de l’US Open, le monde du tennis s’interroge sur les raisons de la colère de Serena Williams, défaite par la Japonaise Naomi Osaka.

La star américaine, qui a laissé filer l’occasion de remporter un 24e titre en Grand Chelem, a écopé de 17.000 dollars d’amende dimanche, pour ses trois avertissements reçus pour «coaching», «bris de raquette», puis «insulte». Carlos Ramos a appliqué le règlement au pied de la lettre. Ce que sanctionne l’arbitre par un premier avertissement, c’est un geste des mains fait par l’entraîneur de Serena Williams depuis les tribunes. Un geste que lui-même ne conteste pas. En revanche, l’entraîneur français critique la diligence de M. Ramos à appliquer un «warning», alors que ce genre de situation se produit à longueur de saison.

«Est-ce que j’ai coaché ? Oui, j’ai coaché. J’ai fait des gestes», reconnaît Patrick Mouratoglou.

«100% des coaches coachent sur 100% des matches, toute l’année, et tout le monde le sait. Dans 100% des cas que j’ai vus, on prévient d’abord la joueuse. Il ne l’a pas fait. S’il avait prévenu Serena, il n’y aurait pas eu d’incident invraisemblable inutile», juge-t-il sur Eurosport. «C’est très regrettable.»

Changer la règle du « coaching » ?

Une position défendue par d’autres joueurs, actuels comme anciens. «J’ai parfois reçu un pré-avertissement par l’arbitre, qui me disait: Arrête ça ou je devrais te mettre un avertissement, s’est souvenu sur Twitter l’Américain James Blake, ancien N.4 mondial. Il aurait dû au moins lui donner cette chance.»

«Patrick a admis avoir coaché et il est clair qu’il a essayé de lui dire quelque chose mais tout le monde coache, alors pourquoi ?», s’est interrogée la Française Kristina Mladenovic.

«Coacher devrait être autorisé en tennis. Ca ne l’est pas, et une joueuse se retrouve pénalisée pour une action de son entraîneur, ça ne devrait pas arriver», tranche l’emblématique Billie Jean King.

Si l’avertissement pour bris de raquette n’est pas contesté, le troisième, pour «insulte», fait aussi débat.

«Je dois admettre que j’ai dit pire sans être pénalisé», reconnaît Blake.

«Il est dans son pouvoir de prendre cette décision, mais le bon sens aurait dû primer», estime l’ex-N.1 mondial Andy Roddick.

Serena, comme plusieurs joueuses, a même vu une marque de «sexisme» dans la décision de l’arbitre.

«Dans un match masculin, ça ne se serait pas passé comme ça», affirme l’ex-N.1 mondiale Victoria Azarenka.

«Merci de dénoncer ce deux poids, deux mesures», renchérit Billie Jean King.

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