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Nicaragua: une étudiante belge arrêtée et accusée de «terrorisme» (vidéo)

Amaya Coppens, 23 ans, de père belge et de mère nicaraguayenne, élevée au Nicaragua, est une dirigeante du Mouvement étudiant du 19 avril, formé lors des manifestations contre le gouvernement de Daniel Ortega.

Temps de lecture: 2 min

Une étudiante opposée au gouvernement du président nicaraguayen Daniel Ortega, de nationalité belge et nicaraguayenne, a été accusée mercredi par la police d’avoir commis des «  actes terroristes », à l’instar d’autres militants étudiants arrêtés récemment.

Amaya Coppens, 23 ans, de père belge et de mère nicaraguayenne, élevée au Nicaragua, est une dirigeante du Mouvement étudiant du 19 avril, formé lors des manifestations contre le gouvernement de Daniel Ortega.

La jeune femme est accusée d’avoir été parmi les meneurs qui ont érigé des barricades et d’avoir incendié un bâtiment de l’université lors des manifestations dans la ville de Leon (ouest), où elle est étudiante en 5e année de médecine.

«  Nous pouvons voir sur ces images la terroriste Amaya Eva Coppens qui dirige les barricades dans la ville de Leon », a déclaré en conférence de presse le chef adjoint de la police judiciaire, le commissaire Farle Roa Traña en montrant des photos.

La jeune femme, arrêtée lundi à son domicile de Leon, a été présentée par la police à la presse avec cinq autres jeunes également interpellés pour leur participation aux manifestations antigouvernementales.

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Son père interrogé sur la RTBF

Interrogé mercredi sur les ondes de la RTBF, le père de l’étudiante interpellée a estimé que les accusations de terrorisme portées contre sa fille étaient «  montées de toutes pièces » par le régime en place «  qui détient tous les rouages de l’Etat », a affirmé Frédéric Coppens.

Les Affaires étrangères suivent le dossier de près. «  Les autorités reconnaissent l’étudiante comme étant nicaraguayenne, étant donné qu’elle possède la double nationalité. Cela peut compliquer les choses », explique un porte-parole du ministère belge.

«  Des contacts ont été pris avec l’ambassade belge du Panama (compétente pour le Nicaragua, NDLR) », a assuré le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders à l’agence Belga. En l’absence d’évolution positive, il rencontrera son homologue nicaraguayen en marge de l’assemblée générale de l’ONU fin septembre pour évoquer le dossier.

La crise politique a commencé le 18 avril par des manifestations contre un projet de réforme de la Sécurité sociale aujourd’hui abandonné. Lors de celles qui ont suivi, réprimées dans le sang avec plus de 320 morts et 2.000 blessés, les manifestants ont demandé le départ du président.

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