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Dix ans après Lehman, l’indice S&P 500 est en hausse de 130%

Un des indices vedettes de Wall Street, s’affiche aujourd’hui en hausse de 130 % par rapport à la veille de la faillite de Lehman Brothers.

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Même laminés par la crise financière, les investisseurs qui n’ont pas paniqué ont pu rentabiliser leurs mises : le S&P 500, un des indices vedettes de Wall Street, s’affiche aujourd’hui en hausse de 130 % par rapport à la veille de la faillite de Lehman Brothers.

En incluant les dividendes versés par les sociétés aux actionnaires, cela correspond à un retour sur investissement de 11 % par an. Il aura fallu rester stoïque : Wall Street a encore dévissé pendant plusieurs mois après la chute de la banque le 15 septembre 2008, avant de toucher le fond en mars 2009.

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Mais le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises cotées à la Bourse de New York, a retrouvé le même niveau dès décembre 2010. Et mis à part quelques trous d’air comme à l’été 2011, début 2016 ou en février cette année, il n’a depuis cessé de grimper. Il a même battu en août un record de longévité en évoluant sans plongeon de plus de 20 % pendant plus de neuf ans.

Après avoir frôlé le désastre pendant la crise, le secteur bancaire s’est aussi bien rétabli : l’indice qui le représente au sein du S&amp ; P 500 s’affiche en hausse d’environ 60 % depuis septembre 2008. La croissance économique des Etats-Unis a longtemps été poussive. Mais les licenciements massifs et réductions drastiques des dépenses imposés pendant ou juste après la crise par les entreprises américaines pour rester la tête hors de l’eau leur ont servi par la suite à retrouver rapidement des bénéfices.

Elles ont aussi largement profité du faible niveau des taux d’intérêt pour renégocier leurs dettes et ainsi assainir leurs finances, puis pour racheter leurs propres actions et ainsi faire mécaniquement monter leur prix en Bourse. La grande réforme fiscale mise en œuvre par l’administration Trump a un peu plus renforcé leurs profits.

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La performance du S&aP 500 vaut toutefois surtout pour les investisseurs américains. Le gain est moindre par exemple pour les financiers britanniques qui auraient parié en 2008 sur la Bourse de New York dans la mesure où la livre sterling a depuis beaucoup perdu de sa valeur face au dollar.

L’embellie de Wall Street a aussi surtout profité aux plus riches.

 

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