1.138 jeunes admis en médecine ou dentisterie

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Mille cent trente-huit lauréats pour – en principe – 597 places disponibles au terme des études. C’est la fin du suspens pour les milliers d‘étudiants qui ont tenté leur chance à l’examen d’entrée en médecine et dentisterie. Avec, comme à chaque édition, énormément de déçus. Et de questions. Le point.

Pour mémoire, l’examen d’entrée a été instauré pour la première fois en septembre 2017. Après des années de dépassement des quotas (discutés et discutables) édictés par l’autorité fédérale, la ministre Maggie de Block avait imposé aux francophones ce filtre sévère à l’entrée des études de médecine et dentisterie. En 2017, 3473 jeunes avaient passé l’examen, 700 avaient emporté le fameux sésame. Différence fondamentale en 2018 : les candidats avaient deux chances, l’une en juillet, l’autre en septembre. Au début de l’été, 684 étudiants sont sortis lauréats, auxquels se sont ajoutées ce vendredi 454 personnes, soit 1138 lauréats. C’est largement plus que l’année précédente. Qu’on ne s’y trompe cependant : c’est la double chance qui augmente le nombre de lauréats et non un nivellement par le bas du niveau de l’épreuve. Le taux de réussite est en effet relativement stable : 20,16 % en septembre 2017, 20,26 % en juillet 2018 et 18,59 % en septembre 2018. Au final cependant, le taux de réussite de l’édition 2018 flirte avec les 28,5 % (les trois quarts des candidats de la présente session l’avaient déjà été en juillet).

S’agissant des matières, la physique reste éliminatoire : 62 % ont échoué en raison de cette faiblesse.« On constate toutefois une amélioration par rapport à l’édition 2017 où le taux d’échec en physique était de 70 %, dit Julien Nicaise, administrateur général de l’Ares (l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur chargée d’organiser l’examen d’entrée). Par contre, la biologie a, cette fois, fait plus de dégâts : près d’un jeune sur deux présente moins de 8/20 contre un sur sept l’an dernier. Notons enfin que l’épreuve 2018 a permis de gommer le côté délétère d’un échec pour « défaut d’empathie » : ils ne sont plus que 3 % (contre 15 % l’an dernier) à présenter une cote d’exclusion dans cette matière délicate.

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