Le nombre de tués sur les routes est en baisse

© Belga
© Belga

Le nombre de tués dans la circulation a baissé de 14 % au cours des six premiers mois de 2018 par rapport à la même période l’an dernier, selon les derniers chiffres du baromètre de la sécurité routière de l’Institut Vias, publiés lundi. « Jamais auparavant, nous n’avions enregistré aussi peu de victimes », se réjouit ce dernier.

Au premier semestre, Vias a recensé 191 morts sur les routes belges contre 221 à la même période en 2017, soit une baisse de 14 %.

Le nombre de blessés a reculé légèrement (de 23.865 à 23.458 soit -1,7 %), tout comme celui d’accidents avec tués ou blessés (de 18.754 à 18.646, soit -0,6 %).

Moins de morts en Wallonie

Le nombre de tués sur les routes a fléchi de 18 % durant cette période en Wallonie et de 11 % en Flandre. Au total, on a comptabilisé 89 tués sur place au sud du pays et 95 au nord. À Bruxelles, sept personnes ont perdu la vie sur les routes contre six en 2017. Le nombre de tués durant les journées de week-end a en revanche progressé (+4) tandis que pendant les nuits de week-end, le nombre de tués a chuté considérablement (-13).

Concernant les accidents corporels, la situation n’a pas évolué en Flandre : +0,3 % (de 11.470 à 11.502 accidents). Dans les deux autres Régions, le nombre d’accidents corporels a régressé de 2 % (de 5.359 à 5.254 en Wallonie ; de 1.925 à 1.890 dans la capitale).

Au sud du pays, le nombre de tués a fortement diminué dans les provinces de Hainaut (-9), de Luxembourg (-8) et de Liège (-6). Ces trois provinces atteignent un niveau historiquement bas. Pour ce qui est du nombre d’accidents, la situation est pour le moins paradoxale : il est en hausse dans toutes les provinces sauf à Liège (-12 %) où il atteint un niveau plancher, souligne Vias.

« Je suis évidemment heureux que le nombre de victimes de la route n’ait jamais été aussi bas. Cette diminution nous permet à nouveau de nous rapprocher de l’objectif de maximum 420 tués sur les routes à l’horizon 2020. Espérons que les mesures plus sévères prises à l’encontre des récidivistes portent leurs fruits d’ici peu pour continuer de faire baisser les chiffres », commente le ministre de la Mobilité François Bellot.

À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les succès électoraux des partis anti-système et d’extrême droite qui fleuri un peu partout en Europe laissait présager une vague eurosceptique au Parlement européen en mai prochain.

    Élections européennes: le Parlement échapperait au tsunami populiste

  2. En fait de «
majorité alternative
», le gouvernement Michel en affaires courantes reçoit surtout le soutien du parti nationaliste flamand.

    La suédoise est morte, mais elle ressuscite régulièrement au Parlement

  3. A 54 ans, l’institutrice Patricia Lhoest n’a rien perdu  de son enthousiasme.

    Les inégalités scolaires se (dé)jouent dès la maternelle

Chroniques
  • «Février sans supermarché», jour 17: le night-shop, le faux pas du samedi soir

    Par Louise Tessier

    Samedi soir, 1h17. Après une soirée dans un bar, je suis prise d’une fringale que mes biscuits bio sans gluten ne pourront assouvir. Je m’arrête donc dans un des 250 night-shop bruxellois, acheter un gros paquet de chips barbecue. «  Vous vous fournissez où en fait m’sieur ?  », demandais-je innocemment, dans un élan de conscience journalistique. «  Bah, au supermarché  ». Damn it. Voilà comment j’ai, à mon insu, failli une nouvelle fois à mon défi. Pire : c’est un intermédiaire en plus dans la grande chaîne de l’industrie alimentaire, ce qui m’éloigne d’une des raisons de ce défi qui est de consommer en circuit court. Aïe aïe aïe.

    En plus de cela, les night-shops ont bien mauvaise réputation concernant la rémunération de leurs employés… et le blanchiment d’argent. Selon la Cellule de traitement des informations financières (CTIF), les magasins de nuit sont en pole position du blanchiment de fonds issus du trafic de stupéfiants. Ces petits commerces, qui...

    Lire la suite