Un terrain au bord du Mékong qui a un bel avenir devant lui

En Thaïlande, un terrain situé le long du Mékong peut valoir son pesant d’or...
En Thaïlande, un terrain situé le long du Mékong peut valoir son pesant d’or... - D.R.

La Thaïlande, tout le monde connaît. Mais la région d’Isan, située dans le nord-est et grande comme la moitié de la France, est nettement moins connue des touristes de tous bords.

C’est pourtant là que Jean-Marc Goossens a trouvé un défi supplémentaire dans ses activités d’avocat immobilier. Contacté par un riche propriétaire de la ville-frontière de Nong-Khai, séparée du Laos par le pont de l’Amitié (« Friendship Bridge »), l’avocat bruxellois se retrouve avec le mandat exclusif de vente d’un terrain de 24 hectares qui s’étend sur 600 mètres le long du fleuve Mékong. Prix de vente : 41 millions de dollars.

Jusqu’ici rien d’extraordinaire (à part le prix…) sauf que Nong-Khai va être dotée d’ici quatre ans d’une gare pour le train à grande vitesse chinois qui reliera bientôt la province de Yunnan en Chine à Singapour, en passant par le Laos, la Thaïlande et la Malaisie.

Route de la soie

Le gouvernement de Pékin a, en effet, décidé de construire la nouvelle route de la soie qui servira à relier la Chine au reste du monde par train et par bateau. Intitulé « Belt and Road » (ceinture et route), ce mégaprojet se chiffre en plusieurs dizaines de milliards et fait partie des plus grandes œuvres d’infrastructure à l’échelle mondiale.

Quelques chiffres pour mieux cerner l’ampleur du chantier : le « TGV chinois » comprendra au total 5.000 rames et 25.000 km de voies (60 % du total mondial). Le maître d’œuvre de l’ouvrage est China Railways, la SNCB chinoise, qui emploie quelque… 2,1 millions d’employés.

Autant écrire que ce sont des centaines de milliers de personnes et des tonnes de marchandises qui vont transiter par Nong-Khai dans un futur proche. « La ville va devenir un réel point stratégique, salive à ce sujet Jean-Marc Goossens qui est depuis un an professeur invité à l’université de SMU de Singapour où il enseigne les investissements internationaux. Plutôt que de vendre le terrain en l’état, j’ai suggéré au propriétaire de vendre un projet complet qui pourrait inclure un hôtel, des bureaux, un centre de convention, des magasins et du résidentiel. L’idée est d’en faire un centre d’affaires international dans lequel pourraient s’établir des sociétés européennes désireuses de faire du business avec les pays traversés par le train à haute vitesse. »

L’homme qui ne recule devant rien s’est déjà mis à la recherche d’investisseurs. « La logique veut qu’on cherche en priorité des Chinois, mais nous allons étendre nos recherches vers le reste du monde et notamment l’Europe avec, pourquoi pas ?, une attention particulière à la Belgique. On pourrait très bien imaginer la présence de sociétés belges à Nong-Khai… »

A suivre.

 
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