Accueil La Une Opinions

Yasmina Khadra au «Soir»: «J’ai voulu me mettre dans la tête d’un kamikaze»

La triste actualité a imposé à l’écrivain Yasmina Khadra un nouvel aller-retour vers le sujet du terrorisme. « Khalil », le livre qui en est issu, est une plongée dans l’esprit d’un jeune de Molenbeek.

Article réservé aux abonnés
Temps de lecture: 7 min

Bien avant Charlie Hebdo, Yasmina Khadra a observé de près le terrorisme islamiste. En fonction au sein de l’armée algérienne, il était alors un des responsables de la lutte contre le Groupe islamique armé (GIA).

Pourquoi être revenu dans votre livre Khalil sur les attentats de Paris ?

L’attentat en lui-même m’a heurté profondément. C’était une belle soirée, on regardait le match France-Allemagne, on était complètement envoûté par le match. Puis, ma fille est arrivée et m’a dit : « Il y a eu des tirs ». Quand j’ai réalisé, j’étais complètement bouleversé parce que tout cela m’a renvoyé aux attentats en Algérie, mon pays.

Vous étiez à Paris ?

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

4 Commentaires

  • Posté par Mernier Andre, mardi 18 septembre 2018, 14:44

    Je n'ai pas lu ce livre, mais j'ai tendance à accorder plus de crédit au dire de ces écrivains algériens comme Kamel Daoud ou Boualem Sansal (dont j'ai en revanche lu les livres) et qui connaissent bien, pour en avoir vécu les conséquences, le problème de l'islamisme, qu'aux divagations de groupes communautaristes emmenés par des Rokhaya Diallo et ses consoeurs du PIR et de Lallab avec leurs divagations sur l' oxymoresque "féminisme islamique".

  • Posté par Deckers Björn, mardi 18 septembre 2018, 12:29

    S'il y a bien un propos juste de Yasmina Khadra, c'est de renvoyer dos-à-dos racistes blancs et jihadistes dos-à-dos, ce ne sont en effet que les deux faces d'une même pièce, celle de la guerre, de la haine, de la désolation, de l'inculture. Il faut combattre comme il le dit et avec son expérience (il a lutté dans l'armée algérienne contre le GIA) contre le terrorisme et les islamistes et contre son pendant identitaire, le racisme, la xénophobie. Et il est temps de se préoccuper du second versant de cette reconquête

  • Posté par Mernier Andre, mardi 18 septembre 2018, 14:46

    à condition de ne pas cataloguer de racisme toute opposition à l'islamisme politique.

  • Posté par LIENARD NORBERT, mardi 18 septembre 2018, 9:41

    On n a pas du voir le même Molenbeek

Aussi en Opinions

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs