Les accompagnateurs de train trop souvent agressés: la SNCB prend des mesures concrètes (vidéos)

© Photo News
© Photo News

La société de chemin de fer SNCB a renforcé son master plan anti-agression avec une série d’actions concrètes. Depuis lundi, un plus grand nombre d’agents de Securail est présent à bord des trains, en particulier ceux qui circulent tard le soir. La SNCB a également demandé des renforts du côté de la police ferroviaire fédérale, afin que cette dernière soit aussi plus présente à bord des véhicules. Enfin, la société ferroviaire va intensifier la fréquence des actions de contrôle ciblées et à grande échelle.

Chaque mois, plus de 150 équipes Securail seront dorénavant présentes dans les trains entre 18h00 et 2h00 du matin, ce qui correspond à une vingtaine de trains supplémentaires en soirée. Leur déploiement sera revu chaque semaine et adapté si nécessaire, précise la SNCB.

Les renforts de la police fédérale des chemins de fer tiendront compte du planning des agents Securail pour que davantage de trains puissent être suivis de près.

Enfin, davantage d’actions de grande envergure seront organisées. Celles-ci se manifesteront par une présence accrue de Securail, de la police fédérale des chemins de fer mais aussi des équipes Ticket Control (TiCo) dans les trains et les gares de chaque district. «  L’objectif est avant tout d’apporter une réponse efficace aux problèmes. De plus, ces actions ont aussi un effet dissuasif », pointe la société de chemin de fer.

#StopAgressionsSNCB

Un groupe d’employés de la SNCB a par ailleurs annoncé lundi l’organisation de l’action #StopAgressionsSNCB, lancée aujourd’hui/mercredi. Ces travailleurs demandent ainsi aux voyageurs de leur exprimer leur soutien en collant au carreau de leur wagon un post-it estampillé de l’inscription, puis de prendre une photo de la note et de partager le cliché sur les réseaux sociaux. Les navetteurs peuvent aussi simplement diffuser un message accompagné du hashtag sur ces médias. La SNCB et les associations d’usagers du rail Navetteurs.be et TreinTramBus soutiennent cette action.

En 2017, on dénombrait 1.165 cas d’agressions contre le personnel des trains et des gares. Soit une augmentation de 11 % par rapport à 2016, année pendant laquelle 1.051 cas ont été relevés. En comparaison, en 2011, 1.502 cas d’agressions ont été comptabilisés.

La SNCB mène un plan d’action global incluant plus de 50 mesures anti-agression depuis 2007.

À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. SOCCER JUSTICE SPORTING ANDERLECHT TRAINING CENTER SEARCH

    Un air de sérénité pendant les perquisitions à Anderlecht

  2. Emmanuel Macron est très attendu pour son face à face avec la presse, ce jeudi en début de soirée.

    Macron: la suppression de l’ENA, mais encore?

  3. Tous les partis francophones s’accordent pour appellent à la création d’une instance de contrôle totalement indépendante.

    Survol de Bruxelles: la position des différents partis

Chroniques
  • Un «Stemtest» pour voter en connaissance de cause

    Sa première annonce, il y a quelques semaines, était plutôt hésitante : « Ah oui, le président de parti me murmure que je dois dire explicitement que je suis candidat Premier ministre. » Depuis cette révélation, Jan Jambon, vice-Premier ministre dans le gouvernement précédent, ne cesse de le répéter, d’abord à la presse flamande ; après en français, et même dans un clip lancé sur tous les réseaux sociaux : « Je suis Jan Jambon, et je suis candidat Premier ministre. » Pour Charles Michel, l’actuel Premier ministre, c’est son porte-parole, Georges-Louis Bouchez, qui répond au micro de LN24 : « Charles Michel serait un meilleur Premier ministre, j’en suis certain ». Puis, n’oublions pas Elio Di Rupo, toujours président du PS, qui, déjà en automne 2018, expliquait sur le plateau de Jeudi En Prime qu’« être Premier ministre signifie...

    Lire la suite

  • Bulletin des ministres: la Belgique de fiston fait mieux que celle de papa

    Soixante-deux journalistes du « Soir », du « Standaard » et de « Bruzz » à Bruxelles se sont prêtés à l’exercice délicat d’attribuer une cote à tous les ministres francophones et flamands de ce pays. Nous publions ce mercredi les derniers bulletins. Un exercice qui contient certainement sa part de subjectivité mais qui livre d’intéressants enseignements. On constatera d’abord qu’en appliquant la même méthode d’évaluation, le gouvernement fédéral obtient une moyenne de 54 %, alors que Bruxelles atteint 59...

    Lire la suite