Vanhaezebrouck après Spartak Trnava – Anderlecht (1-0): «A moi de trouver des solutions»

Avez-vous senti de l’impuissance qui s’installe ?

On a tout fait ! On a eu 70 % de possession de balle. On a contrôlé le match entier sur un terrain difficile, qui n’était pas en notre faveur. On a essayé de créer du danger. Amuzu a fait de bons centres, a amené du danger sur le côté. Mais il n’y avait pas assez de présence dans le rectangle. On a manqué de vivacité. On a essayé de changer certaines positions par rapport à Genk. Amuzu fut la grande satisfaction, Saief a montré qu’il revenait, Vranjes est prêt, il n’a pas perdu un duel mais c’est surtout dans le secteur offensif que ça ne fonctionne pas. Le résultat est le même malgré un trio offensif différent. Mais je n’ai pas beaucoup de choix pour le moment. On est au bout de notre liste.

Vous pourrez trouver des solutions avec ce noyau ?

On a une petite excuse : le terrain. Cela ne facilite pas le jeu. Mais contre Genk, il y avait un autre terrain et la différence entre les deux rencontres n’est pas énorme. C’est à moi de trouver des solutions, si pas avec ces joueurs avec d’autres à d’autres postes.

On a senti un manque de créativité et d’idées…

Oui, complètement d’accord. On a eu la domination et le ballon mais on n’a rien su en faire. C’est une des tâches les plus difficiles auxquelles je suis confronté à Anderlecht, et peut-être même dans ma carrière. Quand on n’est pas bon dans le jeu, on doit aussi pouvoir faire la différence dans les phases arrêtées. Dans les playoffs, on a souvent fait le break sur phases arrêtées. Ça aussi, ça ne marche pas.

Y a-t-il assez de talent dans le groupe ?

Si les joueurs sont pris par Anderlecht, c’est parce qu’ils ont du talent. J’espère recompter très vite sur Bakkali et Morioka. On a joué avec les deux grands devant et peut-être manquent-ils de fraîcheur. Mais on en a besoin ! J’ai même pensé ne mettre qu’un attaquant mais j’ai changé d’avis car Bakkali et Morioka étaient blessés. Musona cherche son rôle dans notre système. Lui préfère jouer comme numéro dix mais c’est plus difficile car il a alors toujours un homme sur lui. Si tout le monde bouge comme il veut, ça devient compliqué. La tactique, c’est aussi important.

Pouvez-vous expliquer le choix de Kums ?

Makarenko n’a pas dormi car il souffrait des dents. C’est pour cela qu’on a lancé Kums et pour lui, c’est bien qu’il ait pu jouer un match complet pour retrouver du rythme. Mais au départ, ce n’est pas un choix tactique mais médical.

Le clasico sera tendu ?

Je ne dois pas me préoccuper du Standard, j’ai assez de boulot ici mais perdre à Séville, ce n’est pas une honte. Cela va être un match difficile mais on joue à la maison.

Najar : « Réagir dimanche contre le Standard »

Titulaire pour la troisième fois de rang après l’Antwerp et Genk, Najar avait retrouvé sa place de prédilection sur le flanc droit. Au contraire d’Amuzu, il n’a pas réussi à prendre le dessus sur son opposant direct. Forcément, le Hondurien était très déçu après la défaite à Trnava. « On voulait absolument commencer par une victoire dans cette Europa League », indiquait Najar qui manquait de mots pour justifier le revers des Anderlechtois. « On ne peut pas vraiment avoir d’explication pour cette défaite. C’est le football. On a eu des occasions pour marquer un but mais on n’a pas réussi à le faire alors qu’eux, ils ont une seule occasion et le ballon est au fond. »

Seule bonne nouvelle dans le marasme actuel chez les Bruxellois, ils n’auront pas le temps de tergiverser puisque le prochain rendez-vous est fixé dimanche en fin d’après-midi avec la réception du Standard. Un Clasico qui sentira le soufre après les défaites des deux formations en Europa League ce jeudi soir. « Le match de dimanche sera très important pour nous  », confirme Najar. « On doit oublier cette défaite et se concentrer sur le Standard. Ce sera évidemment très difficile mais on se doit de réagir et de gagner dimanche devant nos supporters. »

 
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