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Fortis: les yeux plus grands que le ventre

Grâce au rachat d’ABN Amro, Fortis se voyait déjà cinquième groupe bancaire de la zone euro. C’était sans compter sur la crise.

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Journaliste au service Economie Temps de lecture: 5 min

Vendredi 26 septembre 2008, tard dans la soirée, gare du midi, à Bruxelles : un groupe d’hommes débarque du Thalys en provenance de Paris. Leur destination : le 20, rue Royale. Leur objectif : dérober l’un des « joyaux de la couronne » – c’est en tout cas ainsi que de nombreux Belges le vivront, dix jours plus tard, lorsque leur « boss » signera le rachat des activités belges et luxembourgeoises de Fortis. Mais n’anticipons pas. À cette heure, rien n’est joué pour les hommes de BNP Paribas.

Pour Fortis, en revanche, tout est plié. L’aventure, entamée 18 ans plus tôt par le mariage entre les Assurances générales, les AG, et le groupe Amev, le troisième assureur hollandais, est terminée. Le groupe, devenu bancassureur via le rachat dans les années 90 de la CGER, la Caisse générale d’épargne et de retraite, puis de la Générale de Banque, est à terre. Si rien n’est fait, Fortis sera lundi en cessation de paiement.

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