Air Belgium va suspendre son vol vers Hong Kong

Niki Terzakis, le patron d’Air Belgium, la compagnie belge qui propose des vols entre Charleroi et Hong Kong depuis le mois de juin, n’est pas content depuis l’annonce de l’annulation de cette liaison.
Niki Terzakis, le patron d’Air Belgium, la compagnie belge qui propose des vols entre Charleroi et Hong Kong depuis le mois de juin, n’est pas content depuis l’annonce de l’annulation de cette liaison. - BELGA.

Pas content, Niki Terzakis, le patron d’Air Belgium, la nouvelle compagnie belge qui propose des vols entre Charleroi et Hong Kong depuis le mois de juin. Et dont Vers l’Avenir vient d’annoncer l’abandon. « Pas exact » répond l’initiateur de la compagnie, qui nuance. « On travaille à différentes pistes, dont la suspension de la desserte vers Hong Kong pendant la saison d’hiver. » À partir de quand ? Afin de se concentrer uniquement sur des vols opérés pour des compagnies tiers (pour l’instant, Air Belgium assure des vols pour Air France, British Airways…) ? Trop tôt pour commenter. Niki Terzakis se tient à un résumé : « On travaille ».

Ce qui est certain c’est que, depuis le lancement de la ligne, le partenaire de la compagnie aérienne, un opérateur touristique chinois pose un certain nombre de problèmes qui se sont ajoutés à des soucis plus « techniques », comme l’accès au système de commercialisation et de distribution permettant d’être relié aux agences de voyages.

Dix jours en Europe pour 1.600 euros

Dans le cadre de UTour (déjà l’opérateur chinois à l’aéroport de Liège), il s’agit tout simplement de ne pas remplir ses engagements (ou ses obligations ?) en termes de volume de clients. C’est cet opérateur qui met sur pied des voyages pas chers à travers l’Europe pour les touristes chinois au départ de différentes villes secondaires (mais néanmoins habitées par des millions d’habitants), en direct, sans passer par Beijing ou Shanghai. Ce tour-opérateur low cost propose des séjours d’une semaine à dix jours en Europe à partir de 1.600 euros par personne. « Nous, on ne peut pas subventionner les passagers, donc le conseil d’administration se penche sur le sujet » glisse Niky Terzakis.

Fin août, celui-ci reconnaissait déjà avoir des soucis avec son partenaire chinois mais se déclarait confiant quant à la poursuite de la stratégie de la toute jeune compagnie aérienne belge. Il annonçait donc trois nouvelles destinations en Chine, une par mois à partir de septembre. La suspension de la relation avec Hong Kong durant l’hiver met-elle aussi ces liaisons en parenthèse ? « On travaille » répond inlassablement N. Terzakis.

 
 
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