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Dupriez (Ecolo) sur la peste porcine: «Le politique doit reprendre la main sur la forêt»

Pour le coprésident d’Ecolo, le laxisme des anciens ministres de la chasse et les dérives de la chasse «mercantile» ont préparé le terrain pour la peste porcine africaine.

Temps de lecture: 2 min

L a seule période où l’on a réduit les périodes de chasse et où on a laissé proliférer les populations de sangliers, c’est entre 1999 et 2004, un gouvernement PS-MR-Ecolo ». José Happart (PS) était alors ministre de la chasse. La sortie du président du CDH n’a pas fait rire Patrick Dupriez« Une belle dose de médiocrité politicienne dans un contexte d’incurie et d’irresponsabilité », claque le coprésident d’Ecolo. « Dois-je rappeler que les scientifiques, les naturalistes, l’administration et les écologistes dénoncent depuis 30 ans les surdensités de gibier en Wallonie. Or, les populations ont quadruplé en trente ans ». Et depuis 30 ans, à l’exception de Happart, le ministre responsable de la chasse est un social-chrétien et, désormais, un CDH…

« Tous les experts disent trois choses depuis des années : il faut réduire les densités, il faut sortir du nourrissage, il faut mieux suivre et lutter contre les actes délictueux dans le monde de la chasse. Dans ces trois domaines, c’est un échec. Les densités ont explosé, le nourrissage a été ré-autorisé en 2015 par le ministre René Collin. Et lorsqu’infraction il y a, elles ne sont suivies ni par des mesures fortes, ni par des sanctions. Y a-t-il une vraie volonté d’agir ? »

Pour Dupriez, les premiers responsables de la situation actuelle « ce ne sont pas les chasseurs, ce sont les chasses les plus mercantiles, encouragées par l’incurie politique. On a joué avec le feu dans ce dossier. Tout le monde disait que la peste porcine arrivait, mais aussi d’autres maladies comme la paraturbeculose des cervidés. Mais on n’a pris aucune mesure de prévention ou d’intervention en cas de crise. Même si la gestion actuelle correspond aux recommandations européennes, elle est calquée sur ce qu’on a fait en Tchéquie. Mais là, les densités de sangliers étaient dix fois moindres que chez nous. En Wallonie, la surpopulation de sanglier était une bombe à retardement qui a facilité l’arrivée maladie et en complique la gestion ».

L’origine de la maladie ? « On a un peu facilement balancé l’hypothèse du sandwich, comme si elle était toute prête. Mais il y a d’autres possibilités : par exemple le nourrissage de sangliers avec des farines animales contaminées. Ou un virus ramené par un grand chasseur revenant de Pologne ou de Roumanie. Aucune mesure de prévention n’a été prise jusqu’ici à cet égard ».

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