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La France espère une solution «dans la journée» pour l’Aquarius

L’Aquarius a demandé l’autorisation d’accoster à Marseille, avec à son bord, 58 migrants secourus au large de la Libye.

Temps de lecture: 2 min

La ministre française des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, a déclaré mardi espérer que l’Union européenne parvienne « dans la journée » à répondre au navire humanitaire Aquarius qui a demandé l’autorisation de débarquer à Marseille (sud-est), avec 58 migrants secourus à son bord.

« Depuis hier les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne (…) y travaillent sans cesse, j’espère qu’on aura une réponse dans la journée », a expliqué la ministre sur Sud Radio.

« Nous allons trouver une solution », a-t-elle assuré, rappelant que d’autres crises semblables avaient été résolues ces derniers mois par un accord de partage de l’accueil des réfugiés entre plusieurs pays européens.

Alors que les ports italiens refusent de les accueillir, les navires portant secours aux migrants en danger en Méditerranée rencontrent régulièrement des difficultés pour débarquer leurs passagers en Europe.

« Contraire à l’humanité »

Contrairement à l’Espagne, la France n’a jamais accepté de laisser débarquer les navires humanitaires, arguant qu’en vertu du droit maritime les naufragés doivent être débarqués dans le « port sûr » le plus proche.

Or, le port le plus proche des côtes libyennes, « on le sait tous, c’est l’Italie ou Malte », a réitéré Mme Loiseau. « On ne va pas réinventer la géographie », a-t-elle insisté.

« Imposer cinq jours de mer à des gens qui pourraient n’en faire qu’un seul, cela a-t-il du sens quand l’Europe s’engage dès le débarquement (…) à répartir les demandeurs d’asile ? », a-t-elle interrogé.

« L’Europe est dix fois plus solidaire qu’elle ne l’était précédemment, c’est la raison pour laquelle nous redisons à l’Italie que l’idée de fermer ses ports à des gens en détresse, c’est contraire au droit, c’est contraire à l’humanité », a plaidé la ministre française.

« Ce que nous regrettons, c’est que quelques pays européens se soient mis en dehors de cette solidarité européenne, qui est indispensable », a-t-elle conclu.

 

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