Frieze Week!

Toujours dans Regent’s Park : Richard Woods, « Holiday Home », 2018, Alan Cristea Gallery, Frieze Sculpture 2018.
Toujours dans Regent’s Park : Richard Woods, « Holiday Home », 2018, Alan Cristea Gallery, Frieze Sculpture 2018. - Stephen White. Courtesy of Stephen White/Frieze.

Cela fait déjà seize ans que fut créée Frieze London, l’une des foires d’art contemporain les plus « hype » de la planète. Dès la première édition, le succès fut au rendez-vous et il ne se démentit jamais depuis. La recette ? Un cocktail dont les ingrédients sont la présence des plus grandes galeries multinationales, la venue des collectionneurs du monde entier et l’attrait de Londres en ce début d’automne. Un attrait renforcé par l’organisation par les grands auctioneers internationaux de ventes d’art d’après-guerre et d’art contemporain.

FRIEZE London

Cette nouvelle œuvre de Mark Manders, réalisée entre 2016 et 2018 et qui n’a pas encore été titrée, sera présentée par Zeno X.
Cette nouvelle œuvre de Mark Manders, réalisée entre 2016 et 2018 et qui n’a pas encore été titrée, sera présentée par Zeno X. - Zeno X gallery

Il y a seize ans, la foire d’art contemporain s’intitulait simplement Frieze, du nom du magazine d’art contemporain qui fut à la base de sa création. La réputation de ce magazine, la connaissance de ses rédacteurs des arcanes du marché de l’art contemporain ont directement inscrit le salon dans le calendrier international des manifestations d’art contemporain. D’autant que Frieze souhaitait se distinguer d’autres événements par une orientation résolument plus avant-gardiste, à l’image des artistes défendus ou présentés dans le magazine. Mais la concurrence entre les salons l’a conduite à créer une antenne à New York et, c’est depuis ce moment, que « London » est venu s’accoler au nom originel.

Comme dans toutes les foires importantes, quelques grandes galeries belges sont présentes. A Londres, elles ne seront que trois, deux bruxelloises (Xavier Hufkens et Greta Meert) et une anversoise (Zeno X). Les privilégiés découvriront leur stand dès le mercredi 3 octobre, jour du vernissage en deux temps. Le matin pour les plus « VIP », en début d’après-midi pour ceux qui le sont un peu moins… Comme chaque année, l’on peut s’attendre à une affluence monstre, tant chaque collectionneur veut être le premier à avoir accès au stand de sa galerie favorite…

FRIEZE Masters

Très intelligemment, les organisateurs de Frieze ont voulu diversifier l’offre et créer un second salon à destination des amateurs d’œuvres moins contemporaines, bien que l’on y trouve le stand de marchands proposant des œuvres d’artistes vivants. Ce sera le cas de notre compatriote Micheline Szwajcer (Anvers) qui propose dans la section « Spotlight » des pièces de l’artiste conceptuel néerlandais Stanley Brown. L’art contemporain classique et l’art moderne seront très bien représentés par des galeries de premier plan. Mais l’art ancien (depuis l’antiquité classique), tout comme les arts d’autres civilisations, sont également l’un des points forts du salon. Ainsi, la Bruxelloise Gisèle Croës, l’une des plus grandes spécialistes mondiales des arts d’Extrême-Orient, proposera des pièces importantes de l’antiquité chinoise. Autre galerie belge proposant également des œuvres antiques, mais grecques ou égyptiennes celles-là, la galerie Axel Vervoordt (Anvers). Enfin, dans la section « Collections », deux Bruxellois : Eric Gillis et Yves Macaux. Les deux marchands ont pour spécialité la fin du XIXe siècle et le début du siècle suivant, le premier pour les beaux-arts, le second pour les arts appliqués avec une franche prédilection pour les productions des Wiener Werkstätte.

Centre-ville

A voir dans Regent’s Park : Barry Flanagan, « Large Nijinski on Anvil Point » (2001), Waddington Custot, Frieze Sculpture 2018.
A voir dans Regent’s Park : Barry Flanagan, « Large Nijinski on Anvil Point » (2001), Waddington Custot, Frieze Sculpture 2018. - D.R.

Avant l’ouverture au public des deux événements Frieze, les expositions des ventes publiques auront déjà commencé et, dès le 4 octobre en soirée, Christie’s aura déjà tenu le marteau pour sa principale vente d’art de l’après-guerre et contemporain, ainsi que sa vente d’art italien, dont le point d’orgue est un rare La fine di Dio de Fontana avec une estimation demeurée confidentielle. Le lendemain, Sotheby’s sera à la manœuvre, son catalogue met en avant une sculpture de Franz West. Phillips, l’outsider, qui a gagné ses galons avec des ventes de plus en plus fortes ces dernières années, organise sa vente du soir le même jour…

Bref, les amateurs d’art ne devraient pas s’ennuyer à Londres pendant la Frieze Week…

 
 
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