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Olivier Chastel (MR) : « Engie-Electrabel n’a pris aucune précaution ! » (vidéo)

Le président du MR persiste donc et signe : c’est bien le fournisseur d’énergie qu’il faut blâmer, et lui seul.

Temps de lecture: 4 min

Olivier Chastel, le président du MR, est l’invité du Grand Oral RTBF/Le Soir ce samedi 29 septembre sur La Première. Il présente les objectifs et les priorités de son parti en prévision des élections communales et provinciales du 14 octobre.

Le risque de pénurie d’électricité fait débat, pose énormément de questions, et les réponses restent vagues. A qui la faute ? Pour Olivier Chastel, qui soutient Marie-Christine Marghem, « sa » ministre de l’Energie, le responsable dans cette affaire reste Engie-Electrabel. « Quand on a des responsabilités telles que celles d’Engie-Electrabel en Belgique (puisqu’ils produisent 54% de notre électricité) et qu’on approche, on le sait tous les ans, d’une période sensible qu’est l’hiver, en matière de production et de distribution d’électricité, on prend des précautions. Manifestement, ils n’en ont pris aucune ! »

Quelle est alors la responsabilité politique de Marie-Christine Marghem ? Pour Olivier Chastel, la ministre fédérale de l’Énergie n’a pas l’expertise technique nécessaire pour anticiper de telles situations. Il défend : « Vous savez, la ministre, dans un domaine aussi technique que celui-là, elle ne peut reposer son jugement que sur des spécialistes. Elia est LE spécialiste. Et le premier surpris dans cette histoire, c’est Elia. » Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité belge qui serait lui-même tributaire des informations fournies, ou non, par Engie-Electrabel. Le président du MR persiste donc et signe : c’est bien le fournisseur d’énergie qu’il faut blâmer, et lui seul.

Les coalitions communales : un jeu à part

Pour Olivier Chastel, il faut distinguer clairement l’action locale de l’action régionale et fédérale. Si le MR n’a pas de problème à s’allier avec tous les partis au niveau communal, la règle change au niveau fédéral : « Au niveau local, il y a moyen de s’entendre très largement, tant que le partenaire est un parti démocratique, mais ne faisons pas de parallélisme avec ce qu’il va se passer en mai prochain », affirme Olivier Chastel, avant de rappeler que la législature qui se terminera en 2019 aura été marquée par des divergences importantes entre majorité et opposition. Mais le président du MR affirme que l’action de son parti au fédéral lors de la dernière législature n’aura pas d’influence négative sur les prochaines élections. Il demande cependant à ses candidats de faire preuve de pédagogie sur la forme en ce qui concerne des éléments délicats tels que l’asile et la migration.

Il a dit

- Sur l’influence des actions fédérales sur les prochaines élections communales : « Je ne pense pas que l’influence sera négative. De ce que nous ressentons sur le terrain, nos concitoyens nous disent que dans notre action au fédéral, nous faisons du bon travail. »

- Sur la question de la responsabilité de Marie-Christine Marghem : « Vous savez, la ministre, dans un domaine aussi technique que celui-là, elle ne peut reposer son jugement que sur des spécialistes. Elia est LE spécialiste. Et le premier surpris dans cette histoire, c’est Elia. »

- Est-ce qu’il n’aurait pas été bon que Marie-Christine Marghem s’exprime en même temps qu’Elia, pour avoir une vue complète ? « Le président socialiste de la Commission de l’Economie a refusé à Elia et à Electrabel de s’exprimer en même temps que la ministre. C’est un domaine très technique, elle a souhaité la présence des deux opérateurs, ça lui a été refusé. »

- À propos du pacte d’excellence de Marie-Martine Schyns : « La manière avec laquelle les compromis se sont opérés entre PS et cdH s’est fait au détriment de l’école et de la manière dont, notamment, on doit laisser de l’espace aux directeurs d’établissement qui ont vraiment besoin de pédagogie, et pas d’être ensevelis sous un magma de documents administratifs et de contrôles. »

- « Nous nous opposons à l’allongement du tronc commun. Nous pensons qu’on doit pouvoir laisser la liberté plus tôt aux jeunes qui veulent s’orienter vers l’enseignement qualifiant, l’enseignement technique et professionnel, qu’il faut revaloriser. »

- Par rapport au PS, au niveau fédéral : « On vient de vivre 5 ans de législature où tout nous a opposés. Tout. Moi je n’ai jamais connu une législature où le mouvement réformateur n’a, à ce point, concrétisé son programme électoral. »

- « Quand on me demande : quelle est votre formation de gouvernement favorite pour les prochaines élections fédérales et régionales ? Invariablement je dis ça : une coalition dans laquelle, j’espère pouvoir traduire, au moins aussi bien que dans celle-ci, mon programme. »

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38 Commentaires

  • Posté par Boanerges Baut, samedi 29 septembre 2018, 14:26

    L'État belge devrait pouvoir attaquer Engie qui ne peut/pourrait pas fournir assez d'électricité pour satisfaire les besoins d'un pays d'Europe et du XXIème siècle. Ils ont dû se faire assez de fric pour payer leurs manquements.

  • Posté par Petitjean Charles, samedi 29 septembre 2018, 14:14

    Eh, oui, mon lapin ! Voilà ce qu'il arrive lorsque l'on confie à des intérêts privés les besoins vitaux de la collectivité ! N'accuse pas, assume tes choix idéologiques !

  • Posté par christian Leroy, samedi 29 septembre 2018, 13:52

    Que n'a-t-on pas entendu dire que le MR réformait et prenait ses responsabilités ... Pas partout ma foi ;o))))

  • Posté par Constant Depièreux, samedi 29 septembre 2018, 12:51

    Bel aveu de naïveté ... ou de soumission?

  • Posté par Stampe Jérôme, samedi 29 septembre 2018, 11:50

    Et sinon, toujours pas de politicien qui ait l'idée de faire construire de nouvelles centrales thermiques? Ça commence à faire long…

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