Les communes de l’ouest de Bruxelles enregistrent une hausse des loyers

Les communes de l’ouest de Bruxelles enregistrent une hausse des loyers

Le montant des loyers à Bruxelles a plutôt tendance à stagner, voire à diminuer entre 2017 et 2016 selon le nouvel Observatoire des loyers. Les équipes de la SLRB ont étudié 4.500 logements répartis dans les 19 communes, soit 1,5 % des appartements mis sur le marché. Cela peut sembler peu et il faut donc prendre les données avec des pincettes. Cependant, il semble assez clair que les disparités entre les communes ont tendance à se lisser pour arriver à un loyer moyen de 700 euros.

Traditionnellement, les communes du nord et de l’ouest de la capitale conservent des loyers moins élevés que ceux du sud. Par contre, par rapport à 2016, on peut constater un lissage. Si les deux Woluwe, Auderghem et Uccle restent les plus chers en termes d’appartement, on constate tout de même une diminution du loyer mensuel moyen.

Les fortes variantes de prix peuvent certainement s’expliquer par une rénovation plus importante dans les communes où le bâti était plus ancien. Pendant quelques années, les primes à la rénovation étaient plus importantes pour les propriétaires qui avaient leurs biens dans les zones plus défavorisées. D’autres investisseurs ont aussi profité des prix plus attractifs et des nouvelles constructions dans ces communes, comme Anderlecht, pour placer leur argent. Ces deux phénomènes conjugués expliquent la hausse des loyers.

Au contraire, les communes dont l’investissement initial nécessaire est plus important, disposent d’un bâti en meilleur état ce qui explique des loyers plus importants.

L’Observatoire des loyers révèle également une diminution de la surface moyenne du logement. Elle passe de 76 m² en moyenne en 2016 à 73 m² en 2017. En effet, dans les nouvelles constructions, les promoteurs ont décidé de faire des appartements moins grands afin de ne pas augmenter les prix globaux même si ceux au mètre carré sont en hausse. Une manière de mieux faire avaler l’acte notarié.

Le niveau de confort des logements s’est aussi considérablement amélioré au cours des 20 dernières années. Quelque 96 % des logements sont équipés d’une salle de bain avec une installation de chauffage central. Les caractéristiques de performances énergétiques des logements s’améliorent également, depuis 2008. Les logements disposent plus souvent d’un double vitrage ainsi que d’outils de régulation thermique et sont chauffés au gaz.

L’Observatoire des loyers confirme le manque de logements adaptés à la composition des familles bruxelloises. Le surpeuplement est surtout le fait de petits à très petits logements de mauvaise qualité. « 90 % des studios sont occupés par des personnes seules ou en couple et 10 % par des familles avec enfants qu’elles soient bi- ou mono-parentales et sont dès lors surpeuplés. Ces locataires bénéficient souvent d’une allocation sociale et n’ont pas trouvé d’autre réponse à leurs besoins en raison des prix très élevés des logements de plus grande taille », lit-on dans l’étude. Ces personnes sont souvent contraintes de se loger sur le marché privé faute de solution sur le marché public, qu’il soit dans les sociétés de logement social ou via les AIS (agences immobilières sociales).

Enfin, 60 % des locataires désirent se fixer comme propriétaires d’un logement dans la Région bruxelloise, une proportion en baisse au cours des dernières années. Pour beaucoup, la propriété devient un rêve inaccessible.

 
 
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