Des policiers manifestent devant la centrale nucléaire de Tihange

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Le Syndicat national du personnel de police et de sécurité (SNPS) organise ce jeudi matin une action symbolique au pied des centrales de Tihange. En cause, le remplacement des militaires chargés de la sécurisation des centrales nucléaires par des agents de sécurisation dès à présent, alors qu’il manque approximativement 25 % du personnel et que les structures et réglementations encadrant ce personnel font encore défaut.

Un préavis de grève en front commun a été déposé par les quatre organisations syndicales des fonctionnaires de police. Il donnera lieu à une réunion mercredi prochain avec le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon, a-t-on appris auprès des principaux intéressés.

Un sous-effectif

À partir de ce jeudi, les militaires chargés de la sécurisation des centrales nucléaires doivent faire place à des agents de sécurisation. Ces agents ne sont pas des fonctionnaires de police à proprement parler et font encore actuellement l’objet de recrutement. Une cellule spéciale, la DAB, a été créée au niveau fédéral pour regrouper plusieurs corps de sécurité. Toutefois, les statuts et les structures encadrant leur fonction ne sont toujours pas totalement définis, dénoncent les syndicats, qui ont déposé la semaine dernière un préavis de grève.

« C’est une bonne chose que cette cellule a été mise en place. Mais le personnel ne peut pas commencer à travailler dans ces conditions. On évoque un effectif de 75 %. Il manque donc 25 % du personnel, qu’on peine à recruter. On commencerait donc d’emblée avec un déficit d’effectif alors que les agents doivent assurer des gardes de 12h. De plus, tout doit encore être mis en œuvre. On est nulle part en ce qui concerne l’analyse des risques, les fiches de postes, le règlement intérieur, la réglementation du temps de travail, les règles vestimentaires, ni même en termes d’infrastructure. Bref, tout ce qui touche à la législation du bien-être au travail a été bafoué », déplore Fabrice Discry, délégué permanent du SNPS.

Les syndicats demandent que les militaires actuellement en place restent à leur poste et que la situation demeure inchangée tant que le DAB n’est pas en mesure d’être opérationnel tout en respectant la loi.

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