Dépénalisation de l’avortement: loin d’une «avancée historique pour les droits des femmes», selon plusieurs associations

Dépénalisation de l’avortement: loin d’une «avancée historique pour les droits des femmes», selon plusieurs associations

Le secteur des centres de planning familial déplore une nouvelle fois, jeudi, le manque d’avancées de la proposition de loi relative à la sortie de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) du Code pénal. Le texte doit être soumis au vote ce jeudi en séance plénière à la Chambre. Différentes associations pointent le maintien des sanctions pénales et estiment que la loi ne consacre nullement le droit des femmes à disposer librement de leur corps. On est loin d’une « avancée historique pour les droits des femmes », affirment-elles.

La Fédération des centres de planning familial des Femmes prévoyantes socialistes (FCPF-FPS), la Fédération laïque des centres de planning familial (FLCPF), la Fédération des centres pluralistes de planning familial (FCPPF), la Fédération des centres de planning et de consultations (FCPC) et le Groupe d’action des centres extra hospitaliers pratiquant l’avortement (GACEHPA) s’expriment dans un communiqué commun. Ces organisations déplorent le manque d’avancées du texte.

Le maintien des sanctions pénales identiques à la loi Lallemand-Michielsens de 1990, tant à l’égard des femmes que des médecins, n’encourage aucunement la sortie d’un schéma de culpabilisation des femmes qui souhaitent exercer leur droit à interrompre leur grossesse sans pression sociale ni stigmatisation, écrivent-elles.

Entrave à l’accès à l’IVG

Le texte ne se positionne pas en faveur d’un allongement du délai légal dans lequel il est autorisé d’interrompre une grossesse en Belgique, regrettent ces associations. Celles-ci dénoncent en outre « l’hypocrisie consistant à continuer à renvoyer, chaque année, entre 500 et 1000 femmes qui ont dépassé ce délai vers les Pays-Bas ou l’Angleterre ».

La proposition de loi n’envisage par ailleurs pas de diminuer le délai de réflexion entre le 1er rendez-vous et l’intervention fixé actuellement à 6 jours, relèvent-elles encore.

« Ne pas agir sur ces conditions constitue une entrave à l’accès à l’IVG », affirme le secteur des centres de planning familial.

 
 
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