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Leïla Slimani: «Je n’appartiens à personne»

Un entretien réalisé par Geneviève Damas en marge du Parlement des écrivaines francophones à Orléans

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Elle est sortie du même train que le mien, menue et légère, dans son imper et ses chaussures blanches, cheveux flottant au vent, sac à l’épaule, reconnaissable entre mille. Comme nous attendons toutes deux dans le hall de l’hôtel tandis que l’on apprête nos chambres, je lui propose de commencer immédiatement. Elle est ravie. Le temps perdu est un luxe qu’elle ne peut plus s’offrir. Je veux savoir si, à l’heure des replis identitaires, culturels et religieux, un Parlement uniquement composé de femmes écrivains, excluant les hommes, est un bon signe. «  Un Parlement de femmes écrivains, me répond Leïla Slimani, c’est justement pour quitter le discours identitaire. Être écrivain, c’est n’avoir ni passeport, ni religion, mais une langue. Notre terre, c’est le français.  » Existe-t-il une valeur ajoutée des femmes ? Elle éclate de rire : «  De manière générale ?  » Pour ce Parlement ? « 

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