Nouvelle loi belge sur l’IVG: les associations de femmes déçues

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La Chambre a approuvé ce jeudi la loi qui sort l’IVG du Code pénal mais ne le dépénalise pas. Une « avancée » d’après ses promoteurs, mais une déception pour les associations de femmes qui espéraient une extension du délai légal de 12 semaines.

Après des mois de débats dans la classe politique et la société civile, la proposition de loi portée par le parti du Premier ministre a été adoptée jeudi soir par 84 voix pour, 39 contre et cinq abstentions. Aux voix des quatre partis de la majorité se sont jointes celles des élus CDH.

« Arrangement politique »

Au rayon des «avancées» vantées par les défenseurs du texte figurent la création d’un délit d’entrave visant les anti-IVG qui bloqueraient l’accès à un centre, ainsi que l’obligation pour un médecin opposé à l’avortement de recommander à la femme qui souhaite avorter un confrère susceptible de satisfaire sa demande. «C’est la politique des petits pas. Avec une majorité conservatrice c’était impossible d’aller au-delà», a déclaré à l’AFP David Clarinval, le député libéral francophone initiateur du texte.

Mais dans le mouvement laïc, les plannings familiaux et autres associations de défense des femmes, la déception s’affiche au grand jour. «C’est un arrangement politique, un compromis idéologique et le dindon de la farce ce sont les femmes et les médecins!», a protesté Sylvie Lausberg, présidente du Conseil des femmes francophones de Belgique, jointe par l’AFP.

 
 
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