Philippe Gilbert après Paris-Tours: «C’est une course de VTT»

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Huitième de Paris-Tours, Philippe Gilbert, dont les espoirs de succès ont été anéantis par une crevaison dans les chemins de vigne, a moyennement apprécié les nouveaux chemins empierrés dans la finale de l’épreuve française.

Philippe Gilbert, double vainqueur en 2008 et 2009 de Paris-Tours, n’a pas pu signer un troisième succès dimanche dans la 112e édition de Paris-Tours. Le coureur liégeois a été écarté de la course au titre après une crevaison à quelque 35 kilomètres de l’arrivée à Tours, au cœur des chemins de vigne empierrés, nouveauté de l’édition 2018 de la course française.

« Nous n’avions pas programmé de reconnaissance du nouveau parcours avec l’équipe », a indiqué Philippe Gilbert. « Les équipes qui ont reconnu le parcours ont toutes connu de nombreuses crevaisons. Pour moi, c’était plutôt une course de VTT, mais nous n’avions pas le matériel adapté. Les organisateurs d’ASO ont suffisamment d’expérience pour tirer les conclusions pour 2019. Pour ma part, j’aurais voulu travailler jusqu’au bout, dix ans après mon succès à Tours. Je suis quand même content d’être là, compétitif après ma chute au Tour de France ».

Philippe Gilbert, qui portait un brassard noir en hommage à Jimmy Duquennoy, coureur de WB-Aqua Protect-Veranclassic décédé vendredi, a reçu symboliquement avant le départ de la course à Chartres un prix spécial de la combativité de la 16e étaape du Tour de France des mains de Christian Prudhomme, directeur du cyclisme chez ASO. Le Liégeois, qui avait chuté dans la descente du Portet d’Aspet, avait réussi à terminer l’étape avec une fracture de la rotule. Il avait quitté la grande boucle le soir-même.

Des ajustements de parcours à l’avenir

Les organisateurs de Paris-Tours se sont déclarés satisfaits de l’édition 2018, marquée dimanche par l’introduction de chemins de vigne qui ont créé la polémique, mais ont annoncé des ajustements à l’avenir.

« Par endroits, c’était limite », a convenu Thierry Gouvenou, directeur sportif du Tour de France, après les critiques d’une partie du peloton ou de l’encadrement des équipes très partagés sur le sujet.

Patrick Lefevere, patron de Quick-Step, a estimé ainsi que le passage (12,5 km) dans les chemins de calcaire des vignobles du Vouvray n’avait à rien à faire dans le cyclisme sur route. En revanche, le vainqueur de la course, le Danois Soeren Kragh Andersen, a déclaré « adorer ça ».

« Je suis content du déroulement de la course même si j’ai bien conscience du rôle des crevaisons », a affirmé Thierry Gouvenou. « Il y avait sans doute un peu trop de secteurs, un peu trop denses. On va réajuster les choses ».

« On a apporté quelque chose d’intéressant, a-t-il ajouté. J’ai rarement reçu autant de messages en ce sens qu’aujourd’hui. On a trouvé un vrai caractère ’punchy’ à Paris-Tours ».

Le directeur sportif du Tour a expliqué que de gros orages avaient provoqué des ornières par rapport aux reconnaissances du parcours. Le 7e secteur, qui a provoqué de nombreuses crevaisons lors du passage de Paris-Tours espoirs, a été amputé d’un tiers de sa longueur, environ 800 mètres, pour la course élite.

« C’était beau et télégénique », a conclu Thierry Gouvenou. « La copie n’était pas parfaite mais on a avancé ».

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