Don d’organes et don du corps : faire connaître son choix

Chaque année, près de 1300 Belges attendent une greffe d’organes qui leur sauvera la vie. Chaque semaine, deux Belges décèdent faute de greffe. Si tout défunt est considéré par la Loi belge comme un donneur potentiel, il vaut mieux veiller, de son vivant, à le faire stipuler noir sur blanc.

Le saviez-vous ? Tous les Belges – et tous les citoyens résidant en Belgique depuis au moins six mois - sont en mesure de sauver des vies. Depuis 1987, la loi stipule que le don d'organes peut se faire même sans le consentement du défunt. Sauf si ce dernier a fait signifier explicitement son refus par écrit en remplissant un document ad hoc auprès de son administration communale.

Et depuis le 25 février 2007, la loi a aussi abrogé la possibilité pour des parents au premier degré de faire opposition. Au sens strict du terme, la famille d’un donneur potentiel ne peut donc plus s’opposer au prélèvement. Toutefois, dans la réalité, ce n’est pas toujours aussi simple. Un rapport d’Health Belgium sur les transplantations d’organes précise ainsi que 14.2 % des greffes refusées en 2017 l’ont été suite à l’opposition des proches.

Martin, médecin, témoigne : « Il m’est arrivé de voir des familles se disputer lors de la mort d’un patient, car si les uns acceptaient de voir ses organes prélevés, les autres s’y opposaient. » Les proches ne sont pas toujours informés des volontés du disparu, voire ne partagent pas tous la même opinion sur la question. Quand on sait que les organes doivent être prélevés très rapidement, cela peut avoir des conséquences tragiques.

Il est dès lors important de faire connaître de son vivant sa volonté en matière de don d’organes à sa famille pour que celle-ci sache la position à adopter le moment voulu et fasse en sorte que ses volontés soient respectées. Il faut donc veiller à remplir une déclaration anticipée de fin de vie à ce sujet et idéalement l’enregistrer dans sa commune. Cela permettra d’éviter les tensions parmi les proches, mais aussi, au corps médical d’agir dans les temps dans l’éventualité où la famille n’est pas joignable.

Et si je veux donner mon corps à la science?
Léguer son corps à la science diffère du don d’organes. Là où les organes et tissus d’un donneur d’organes sont prélevés uniquement en vue de transplantation, la dépouille d’un défunt souhaitant léguer son corps à la science est, elle, mise intégralement à la disposition de la médecine à des fins scientifiques ou de formation. La demande de corps à des fins scientifiques ne cesse d’augmenter. Les corps servent aux étudiants en médecine, mais aussi aux chirurgiens qui doivent s’entraîner à la pratique de nouvelles interventions délicates.

Comment faire savoir son choix ?
Si vous souhaitez faire don de vos organes ou don de votre corps à la science, vous devez faire enregistrer cette volonté de votre vivant, par le biais d’une déclaration anticipée de fin de vie. Parlez-en également bien à votre famille, et désignez un mandataire qui fera respecter votre volonté (lien vers article personne de confiance et mandataire). Cette démarche est importante tant pour les donneurs, mais aussi pour leur famille.

Vous souhaitez plus d’informations quant à la déclaration anticipée relative au don d’organes et au don du corps à la science ? Le Centre d’Action Laïque du Brabant wallon (Laïcité Brabant wallon) se tient à votre disposition. www.calbw.be

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