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Elections obligent, l’immobilier ralentit

La période pré-électorale n’est pas propice aux projets immobiliers qui attendent leur feu vert. Beaucoup de dossiers sont tout simplement à l’arrêt jusqu’au jour du suffrage, voire après.

Journaliste en charge du Soir Immo Temps de lecture: 2 min

Ce dimanche, les Belges sont appelés aux urnes pour les élections communales. Une période délicate pour les 589 entités du pays mais aussi pour les secteurs concernés par les changements éventuels de majorité au sein des collèges.

Parmi ceux-ci, on retrouve le secteur de la construction et celui de l’immobilier. Beaucoup de projets, qu’ils soient résidentiels ou autres, doivent avoir l’aval des communes pour recevoir leur permis. L’échevin de l’urbanisme est la personne incontournable dans ce domaine.

On le sait, la délivrance des permis pose de gros problèmes de retard dans beaucoup de communes. C’est surtout le cas à Bruxelles, ville la plus peuplée du Royaume, où les services de l’urbanisme croulent sous le boulot mais la capitale n’a pas l’exclusivité.

Et en période électorale, les permis ne sont évidemment pas la priorité des élus, trop occupés qu’ils sont à rédiger et distribuer les tracts, ou à serrer des mains sur les marchés ou dans tout autre endroit populaire, bref à rallier la population à leur cause pendant des semaines, voire des mois avant le suffrage.

Du coup, les demandes de permis s’accumulent et les promoteurs doivent prendre leur mal en patience. Conscients de cette réalité qui se reproduit à intervalles réguliers (en mai 2019, il y aura les élections régionales), certains n’hésitent pas à mettre au frigo leurs projets car ils savent que personne ne traitera leurs dossiers ou, pire, ils ont peur de voir le traitement de ce dernier bâclé et donc plus à même d’essuyer un refus.

Nous avons interrogé le secteur pour y voir un peu plus clair. Oui les élections ralentissent l’immobilier - mais ça, on s’en doutait - et oui, le ralentissement peut durer des mois avant les élections... mais aussi des mois après puisque dans le cas d’un renversement de majorité, il faudra du temps à cette dernière pour se mettre en place et prendre connaissance des dossiers.

On notera toutefois qu’il existe aussi des cas, mais rarissimes, où les élections provoquent l’effet inverse, à savoir une accélération du traitement des projets.

On peut bien sûr regretter cet immobilisme alors que Bruxelles, pour ne prendre que ce seul exemple, manque de logements. Et si les permis traînent, les grues des entrepreneurs restent au garage...

 

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