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Communales 2018: ce qu’il faut retenir, parti par parti

Tour d’horizon du paysage politique issu des scrutins communal et provincial.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

WALLONIE

Ecolo progresse entre 7,30 % en Brabant wallon et 1,54 % à Liège. Rapporté au parlement wallon, cela signifierait qu’aux prochaines élections régionales les Verts progresseraient de 9 sièges et en obtiendrait 13, ce qui ferait d’eux le troisième parti devant le CDH.

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S’il reste dominant dans quelques grandes villes qui sont ses bastions historiques (Liège, Mons, Charleroi, Tournai…), le PS perd du terrain sur l’ensemble de la Wallonie : entre -3 et -7 % selon les provinces. Au parlement wallon, les socialistes pourraient perdre 7 sièges et n’en conserver plus que 23, selon une projection du Crisp.

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Le PTB effectue la percée attendue, avec des progressions supérieures à 10 % dans beaucoup d’endroits. C’est surtout à Charleroi, Liège et dans les villes de la dorsale wallonne que l’extrême-gauche enregistre ses succès les plus importants. A Herstal et à Seraing, il atteint les 25 %. Le PTB pèse désormais 10 % des voix francophones.

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Le CDH se replie dans l’ensemble de la région. La projection en sièges au parlement wallon le classerait à la quatrième place avec seulement 11 sièges (-2). Mais le parti mené par Benoît Lutgen résiste au pire, surtout au pire que lui prédisaient les sondages. Son président affirme qu’il reste la troisième force « par son ancrage local ».

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Le MR se tasse également dans toutes les provinces à l’exception du Luxembourg. Il resterait cependant le deuxième parti wallon, selon les projections du Crisp basées sur les résultats provinciaux. L’érosion généralisée s’accompagne d’une défaite dans quelques bastions comme Dinant, Rochefort ou Tournai. Mais il se console en conquérant quelques villes wallonnes de moindre taille : Perwez, Jemeppe-sur-Sambre, Mont-Saint-Guibert.

Défi avait pour objectif de s’implanter en Wallonie. C’est fait, mais il n’est pas sûr que les racines soient suffisamment costaude pour qu’on puisse considérer que la greffe est durable.

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BRUXELLES

Ecolo enregistre une forte progression quasiment dans toutes les communes. Avec Ixelles, le parti pourrait décrocher un deuxième bourgmestre après Watermael-Boitsfort. A Uccle, Saint-Gilles et Bruxelles-Ville, les verts se répandent. Ils rentreront dans un grand nombre de coalitions.

Très mauvaise soirée pour le MR à Bruxelles qui pourrait ne conserver que 2 ou 3 de ses 6 bourgmestres. Les libéraux sont défenestrés à Bruxelles, à Koekelberg, à Molenbeek et probablement à Ixelles.

Le PS enregistre des résultats contrastés à Bruxelles. Principal test de ces élections, il préserve sa position à la Ville de Bruxelles, pourrait conquérir les communes de Koekelberg et de Molenbeek. Mais les socialistes enregistrent des replis un peu partout ailleurs.

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Le PTB progresse également dans la capitale, même s’il enregistre des scores moins flamboyants qu’en Wallonie. Il pourrait même rentrer dans la majorité à Molenbeek-Saint-Jean.

Défi enregistre des résultats plutôt positifs, mais on est loin de la vague amarante que certains prédisaient/espéraient. Le parti d’Olivier Maingain enregistre des résultats qui ne suffisent pas à faire pencher les balances des communes bruxelloises.

S’il perd des plumes quasiment dans toutes les communes bruxelloises, le CDH engrange néanmoins un quatrième poste de bourgmestre avec Pierre Kompany à Ganshoren.

FLANDRE

La N-VA reste le parti le plus important en Flandre, ainsi qu’en témoigne la victoire de Bart De Wever à Anvers. Mais le parti nationaliste flamand ne bouscule pas l’ancrage local du CD&V. Le CD&V reste dominant dans les provinces de Flandre-Occidentale et une grande partie du Limbourg. La N-VA est dominante en Flandre-Orientale, à Anvers et dans le Brabant flamand.

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Groen progresse fortement, mais n’atteint pas ce que lui prédisaient les sondages. Le SP.A décline, tout en gardant quelques bastions comme Louvain. Le Vlaams Belang progresse à nouveau. Le VLD garantit quelques villes historiques (Courtrai, Brakel…) et s’est mis en position de revendiquer Ostende et Gand.

 

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