Accueil Société Régions Bruxelles

Comment l’électorat a changé (à) Bruxelles

Ecolo a séduit largement, à gauche, à droite, par sa crédibilité sur des thèmes urbains, comme la mobilité ou la qualité de l’air.

Article réservé aux abonnés
Cheffe Bruxelles Temps de lecture: 5 min

Non, la vague verte n’est pas due à la météo (l’un des dimanches d’octobre les plus chauds de l’histoire météorologique belge), ni au seul rapport du Giec, qui serait opportunément tombé peu avant le scrutin communal. Croire à ces fadaises, c’est méconnaître la réalité électorale bruxelloise… Dans les états-majors des partis et chez les observateurs, on pointe d’ailleurs bien d’autres explications à la pêche d’Ecolo et à la méforme libérale.

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

7 Commentaires

  • Posté par WEISSENBERG ANDRE, mardi 16 octobre 2018, 15:26

    "Une érosion très nette que beaucoup attribuent au décalage flagrant entre la sociologie bruxelloise et le personnel politique libéral. Pour le dire autrement, nombre de listes ont été constituées en mettant en avant des hommes blancs, hétérosexuels de cinquante ans, qui n’ont plus rien du Bruxellois type." En fait, c'est faux. Car, dans la réalité quotidienne, ce décalage "flagrant" n'existe pas ou ne se fait pas ressentir. Malheureusement, il apparaît au moment de voter. D'une part, c'est pcq le personnel politique libéral est très connecté avec les milieux économiques. or, de moins en moins de ceux-ci habitent Bruxelles ou la Région bruxelloise. D'autre part, l'essentiel de la population représentée par ces "hommes blancs, hétérosexuels de cinquante ans", qui habite Bruxelles ou la région bruxelloise, n'a pas le droit de vote. Cette population ignore le plus souvent qu'elle peut le demander pour les communales, ou elle ne l'a pas demandé. Outre ce qui subsiste de la classe moyenne bruxelloise (qui comprend aussi certains éléments de la première catégorie citée), il s'agit de la population travaillant pour ou gravitant (dans sa très grande majorité) dans le sillage des organisations internationales présentes à Bruxelles. Cette population, au pouvoir d'achat élevé, contribue favorablement, et de manière très disproportionnée, à la richesse économique de Bruxelles. L'autre composante de la population résidente, qui a l'obligation de voter, s'est surtout paupérisée en même temps qu'elle se colorait et qu'elle se communautarisait. En cédant aux sirènes de la gauche, elle vote en fait contre ses intérêts. Elle ôte des mains de ceux qui ont l'oreille des capacités économiques précitées, le pouvoir politique de les aider par la création des conditions propices à l'avènement d'un avenir porteur d'éducation et d'emploi à Bruxelles. Elle vote en fait pour des charlatans qui ne proposent que des remèdes à court terme, dont l'intérêt est de continuer à lui vendre bien cher du poisson au lieu de lui apprendre à pêcher ... C'est un mauvais calcul, tant à court qu'à moyen terme.

  • Posté par JEAN CARION, mardi 16 octobre 2018, 12:46

    BRUXELLOIS, ton Bruxelles ne brussele plus! le tram 33 ne roule plus, et la Bourse n'est plus à côté du Grand-Bazar (ex GB); le "spijtigen duivel" de la chaussée d'Alzenberg ne ri plus et Toon doit brusseler en traduction simultanée! Le kiosque à journaux de la place Sainte Catherine n'existant plus, je n'entends plus mon Jef demander: "Geef me a Soir.. 2 étoiles!!!!! c'est pour la bourse...et Madame "carricole" a aussi disparu! et oui Jeff geef me un demi!

  • Posté par WEISSENBERG ANDRE, mardi 16 octobre 2018, 11:26

    Ecolo crédible de manière générale? Plus que douteux. Le débat des présidents de parti hier soir sur RTL était déjà éclairant à bien des égards et situait bien Ecolo comme le prolongement du PS ... en particulier dans sa volonté de ne pas exclure de dialoguer avec l'extrème-gauche, dont le PTB, contrairement à l'extrême-droite. Autant pour la récupération en marche (!) par le PS des thèmes de l'écologie et de l'environnement ("eco-socialisme"?). Les Ecolos ont, semble-t-il oublié leurs égarements dans l'aventure des "convergences de gauche", impulsées à l'époque par Philippe Moureaux, qui s'était remarquablement servi des thèmes écologistes pour capter l'électorat "vert", et finir par jeter ensuite les écolos aussitôt qu'ils eurent cessé de lui être utiles .... Les alliances avec le MR sont pourtant tout aussi porteuses de projets et de solutions de progrès, mais en même temps bien plus réalistes. Advienne que pourra. Autre remarque: les thèmes environnementaux, et en particulier le réchauffement climatique, ne sont pas la propriété exclusive d'Ecolo ni de M. Doulkeridis. D'autres formations sont d'ailleurs nettement plus convaincantes, à nouveau pcq plus réalistes, moins portées sur le fantasme. D'une part, par leur action concrète sur ces thèmes (se préparer et s'adapter au changement climatique, pas seulement le "combattre") et d'autre part par l'absence de contradictions et de conflits d'intérêts. Comment en effet croire encore Ecolo, lorsqu'ils affirment vouloir lutter contre le changement climatique mais qu'ils veulent dans le même mouvement fermer les centrales nucléaires? Le GIEC - peu suspect dans ce cas de figure - préconise pour l'avenir un mix énergétique composé de nucléaire et de renouvelable. Le nucléaire fait donc partie de la solution dans la lutte contre le changement climatique. Qui accepte cela, chez les écolos? Comment encore croire Ecolo, qui appuye son discours idéologique sur des bases scientifiques ou pseudo-scientifique qui se révèlent de plus en plus discutables? Il suffit d'évoquer la fameuse controverse autour de la crédibilité du GIEC, les tentatives de faire taire les voix dissonnantes (Judith Cyrry, etc ...) ou encore les études biaisées visant à imputer la totalité des causes du changement climatique à l'homme, notamment en écartant systématiquement tout ce qui ne plaît pas ou contredit cette thèse ainsi que tout ce qu'on ne peut pas expliquer à l'heure actuelle - sans même évoquer le manque total de recul historique .... Comment encore croire Ecolo, lorsqu'il soutient des objectifs parfaitement invraisemblables et irréalistes (pcq dictés par l'idéologie ...) pour la transition énergétique - vers les énergies non carbonées - (50% de renouvelable en 2025 et 100% de renouvelable en 2050), en se fondant sur des postulats erronés (je dirais même, au-delà de la simple mauvaise foi, en propageant des mensonges éhontés destinés à tromper la population mal renseignée ...), par exemple la pseudo-gratuité des énergies renouvelables que sont le vent et le soleil. Le consommateur, qui voit sa facture électrique exploser, s'en est déjà rendu compte, tout comme les possesseurs de panneaux PV ... Tout le reste est à l'avenant, depuis les effets d'entonnoir (et les pénuries ...) générés par la ruée vers la production d'agro-carburants ou de produits "biologiques" (finissant pour la plupart à la poubelle ...) jusqu'à la critique du système capitaliste et du "productivisme" (un comble, quand on pense aux effets d'entonnoir évoqués à l'instant!). Ecolo, crédible? MDR!!!

  • Posté par WEISSENBERG ANDRE, mardi 16 octobre 2018, 10:19

    Ecolo crédible à Bruxelles sur le thème de la mobilité .... MDR! Courage, fuyons la capitale, ça ne peut qu'empirer, comme on le voit bien avec le piétonnier-Mayeur les fermetures planifiées de tunnels et autres voies d'accès destinées à être transformées en "boulevards urbains", ainsi que toutes les ukazes anti-voiture nées dans l'imagination débridée des ayatollahs anti-voiture tels Pascal Smet. Mais toujours plus de bandes de bus pour achever d'engorger la ville et auto(!)-entretenir la justificaion de son action. À qui profite le crime? À personne, à part à Ecolo ... jusqu'à ce qu'une majorité finisse par se rendre compte de l'absurdité caractère contre-productif de ces mesures.Seule une amélioration radicale des transports en commun, par le biais d'un plan d'investissement géant, permettra d'en sortir, afin de construire rapidement et partout où c'est nécessaire, les chaînons manquants du métro ou de moyens de transport collectifs rapides en site propre pour mailler entre elles les différentes zones de la capitale et couper enfin sous les roues de la voiture son principal avantage: la voiture reste plus rapide que le transport en commun, même en cas d'embouteillages! Tout le monde ne peut pas ou ne veut pas aller à vélo ...

  • Posté par Lechat Nadine, mardi 16 octobre 2018, 13:07

    Je ne dis pas autre chose que vous: une politique de réduction de la circulation dans le centre doit d'accompagner d'investissements conséquents et urgents dans les transports publics, si possible dans le métro, et à la rigueur des trams en site propre. Il ne s'agit pas d'une utopie écolo comme vous l'affirmez, et ceux-ci plaident justement pour des transports publics de qualité. La plupart des postures politiques ces dernières années ont été d'interdire la voiture sans considérer que ça ne marchera que quand les gens auront vraiment des alternatives de qualité. Et pour ça, clairement, les PS/MR/CDH ont échoué sur toute la ligne.

Plus de commentaires

Aussi en Bruxelles

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs