Accueil

Communales 2018: à peine 18% de femmes bourgmestres en Wallonie

Malgré la parité imposée sur les listes électorales, la proportion de femmes qui ceignent l’écharpe mayorale reste particulièrement faible.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 2 min

Les élections de dimanche dernier étaient les premières à imposer le principe de la « tirette » sur les listes électorales. Non seulement celles-ci doivent respecter la parité hommes-femmes, mais candidates et candidats y figurent alternativement. Le système semble avoir porté ses fruits : le nombre de femmes parmi les élus est passé de 34,9 % à 38,6 % en Wallonie au scrutin communal. Aux provinciales, la progression est encore plus marquée : de 32,7 % en 2012 à 43 % cette année. A Bruxelles, le nombre d’élues cette année est de 48,8 %… la parité voulue par le législateur semble être traduite dans les chiffres.

Mais elle a ses limites : sur les 262 communes wallonnes, seules 46 seront dirigées par une femme, soit 18 % à peine. A Bruxelles, le problème est encore plus criant : il n’y aura qu’une bourgmestre dans la capitale, à Molenbeek.

La première cause de cette différence flagrante entre la proportion d’élues et de femmes bourgmestres et la présence largement majoritaire d’hommes en tête de liste. Emilie Van Haute, politologue au Cevipol, note également les scrupules qu’ont certaines femmes pour s’imposer. Les électeurs ont bien sûr un rôle important dans cet état de fait : en Wallonie et à Bruxelles, on a voté davantage pour des femmes que pour des hommes dans 29 communes seulement.

Lire notre analyse du phénomène sur Le Soir+

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

2 Commentaires

Sur le même sujet

Aussi en

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une