Wallon(ne)s, une assurance vous attend, profitez-en!

Valérie De Bue.
Valérie De Bue. - Roger Milutin/Le Soir.

Ce n’est peut-être encore qu’un pas parmi d’autres, mais c’est un grand pas destiné à mieux protéger les Wallons en matière d’immobilier. Sur proposition de la ministre du Logement Valérie De Bue, le gouvernement wallon a accepté la semaine dernière en première lecture un projet d’arrêté qui réforme l’assurance de pertes de revenus pour cause de perte d’emploi ou d’incapacité de travail.

On le sait, ces deux facteurs peuvent peser lourd sur le remboursement d’un emprunt hypothécaire. Un jour, tout va bien et le lendemain, c’est la catastrophe. Depuis 1999, les Wallons peuvent bénéficier d’une assurance qui les couvre s’ils perdent leur boulot ou s’ils sont victimes d’un accident qui les empêche de travailler. Totalement gratuite, cette assurance est toutefois sous-utilisée. « Seulement 2.000 dossiers sont introduits par an alors que l’on connaît la difficulté d’acquérir, mais aussi de conserver, un logement, indique à ce sujet Valérie De Bue. C’est pourquoi nous avons décidé de rendre cette assurance bien plus attractive. »

La ministre et ses collaborateurs ont ainsi planché sur trois points. Primo, celui qui voulait acheter un logement et bénéficier de l’assurance devait s’engager à réaliser des travaux de rénovation pour minimum 7.500 euros. L’arrêté prévoit purement et simplement de supprimer cette condition. On pourra donc profiter de l’assurance sans être obligé de rénover.

Secundo, les ménages wallons auront à l’avenir 12 mois au lieu de 6 après la signature de l’acte de prêt pour demander leur assurance. En outre, les délais liés à l’occupation du logement ont également été pris en compte : l’assurance pourra être souscrite à condition d’occuper le bien dans les 24 mois de la réception provisoire en cas de construction, contre les 6 mois actuels. On aura ainsi plus de temps pour rénover.

Enfin, troisième point : depuis 1999, les montants de l’intervention de l’assurance n’ont jamais été réévalués. La ministre et ses collaborateurs ont dès lors proposé de passer à une intervention annuelle maximale de 9.000 euros, contre 6.200 euros actuellement. Le plafond maximal d’intervention passe quant à lui à 27.000 euros (18.600 euros aujourd’hui). En cas d’indemnisation, on reçoit donc davantage.

Reste au texte à être définitivement adopté et quand il le sera, aux Wallons… à demander en masse cette assurance qui est clairement à prendre comme une aide au logement. Ce texte s’inscrit, en effet, dans un renforcement général de la politique du logement mise en place par le gouvernement wallon, après d’autres mesures facilitatrices (abattement des droits d’enregistrement de 20.000 euros, baisse des droits d’enregistrement pour la vente en viager et les donations, exonération totale des droits de succession sur le logement familial…).

Bientôt, il n’y aura plus qu’à en profiter…

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