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Le blues des formateurs en sciences humaines

Avec sept disciplines au menu, le master en sciences humaines serait le perdant de la nouvelle formation initiale des enseignants. Un collectif de professeurs interpelle les parlementaires.

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Chef du service Société Temps de lecture: 3 min

Globalement bien accueillie par le secteur, la réforme de la formation initiale des enseignants n’en recèle pas moins son lot d’imperfections… dont le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles devrait d’ailleurs débattre mercredi prochain. Parmi elles, « le point 10 de l’article 11 dans le chapitre III du Titre 2 » (sic) de la proposition de décret « préoccupe particulièrement les formateurs de futurs professeurs en Sciences humaines », lesquels livrent au monde politique une lettre ouverte.

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5 Commentaires

  • Posté par Soutmans Philippe, lundi 22 octobre 2018, 15:39

    Les rencontres entre formateurs aesi depuis plus de deux ans ont valorisé l'intégration interdisciplinaire notamment en sciences humaines avec les représentants de tous les réseaux et d'une grande partie des Hautes Ecoles. Âpres de nombreux aller retour nous avons validé les appariements tels que prévus aujourd'hui par le cabinet hormis la disparition des fle et des afs..par contre nous ne pouvons que nous opposer au sous statut, au sous master et a la sous rémunération proposées à l'article 95 du projet.

  • Posté par Bauwens Luc, lundi 22 octobre 2018, 10:43

    Une solution possible: l'étudiant choisit un sous-ensemble des 7 matières, par exemple 2, dans lesquelles il approfondit sa formation (320 heures au lieu de 160, total 720), et pour les autres (3 ou 4) il suit la formation de base. L'école qui les engage tient compte de leur profil pour les cours à donner.

  • Posté par Blanchart Luc, lundi 22 octobre 2018, 10:15

    Dommage que ce collectif ne se soit pas fait connaître dans toutes les écoles normales ! Mais, à la lecture de l'article ci-dessus, je ne peux que lui apporter mon soutien. Nos étudiants en sciences humaines doivent déjà se spécialiser dans trois disciplines exigeantes aux compétences diverses (Histoire, Sciences sociales et Géographie, sans oublier l'Etude du Milieu). Et on veut encore leur ajouter des disciplines aussi variées que l'économie, la philosophie... Une année de formation étant de 60 crédits, il n'y a d'autres solutions que de diminuer le nombre de crédits, et donc d'heures de cours, attribué à chaque discipline. Donc une formation moins approfondie, plus superficielle ! Bien sûr, il y aura cette année de formation supplémentaire. Mais il ne faut pas être grand devin pour comprendre que cette année sera surtout consacrée à une formation de type pédagogique : différenciation des apprentissages (enseignement inclusif, accompagnement des dys-lexiques/orthographiques/calculiques/praxiques..., gestion des groupes, de la violence...). Il y aura, je le crains, fort peu de place pour un approfondissement des disciplines d'enseignement. Tout cela ne fait que renforcer les craintes précédemment exprimées par les professeurs de Géographie et d'Histoire au sujet de la place de ces disciplines dans la réforme du tronc commun (voir la carte blanche publiée en janvier dernier). Là aussi, il est question de diluer ces formations dans un "pack" dit de Sciences humaines. On a voulu les rassurer en affirmant contre toute évidence que ces formations ne seront pas sacrifiées ou/et les discréditer en les qualifiant de "corporatistes". Force est de constater qu'il y a un mouvement de fond remettant en cause la place de ces disciplines dans notre système éducatif... L. Blanchart Maître assistant en histoire en HE

  • Posté par Jaspers Marie, dimanche 21 octobre 2018, 20:22

    " Par exemple : « français et langues anciennes », « mathématiques et technologies ".Pourquoi attribuer le cours de technologie, jamais défini, aux régents en maths alors que l'on manque de profs de maths mais pas de profs d'un "nouveau" rien que l'on pourrait attribuer à n'importe quel prof ayant besoin de compléter son horaire comme cela a été le cas avec le Rénové!

  • Posté par Fabienne Tiroul, lundi 22 octobre 2018, 7:08

    Cela va peut-être amener de nouveaux professeurs de mathématiques, qui y seront amenés par l'envie d'enseigner la technologie. Je pense aux férus d'informatique, pas forcément doués en math et qui pourraient développer un potentiel insoupçonné.

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