L’État a payé 2,6 millions pour préparer l’entrée en Bourse de Belfius

L’entrée en Bourse de Belfius, pour diverses raisons, le cas Arco notamment, n’aura pas lieu.
L’entrée en Bourse de Belfius, pour diverses raisons, le cas Arco notamment, n’aura pas lieu. - Pierre-Yves Thienpont.

Il devait s’agir de la plus importante opération depuis des années sur Euronext Bruxelles mais l’entrée en Bourse de Belfius, pour diverses raisons, le cas Arco notamment, n’aura pas lieu. En tout cas pas cette année et très peu probablement sous l’actuel gouvernement (élections législatives de mai prochain obligent). Il n’empêche l’État fédéral, qui détient actuellement 100 % de la banque publique, tout comme le management de Belfius, avaient déjà planché longuement sur la préparation de cette IPO à 3 milliards d’euros. Non sans frais.

Avant d’entrer sur les marchés, l’artillerie à mettre en place est lourde pour une société et ses actionnaires : rédaction du prospectus, s’assurer de « bien » vendre l’opération à des tiers, tout comme de la conformité du fonctionnement de l’entreprise avec les règles des marchés… Banques et conseillers sont donc, c’est la coutume, mandatés pour gérer ces divers aspects.

Un coût conséquent

On savait déjà que la SFPI (la société fédérale de participations et d’investissement) avait choisi Normura et Clarfield comme conseillers juridiques, Freshfiels comme coordinateur et Bank of America Merryl Lynch, JP Morgan et UBS comme banques d’affaires. On sait désormais que la facture s’élève à 2, 613 millions d’euros pour l’état belge. C’est en tout cas la réponse donnée par le Premier Ministre, Charles Michel, mardi matin en plénière, à la question sur le sujet du député Ecolo Georges Gilkinet.

Ce dernier estime par ailleurs « ce chiffre énorme puisque avant toute décision en la matière, le projet d’IPO aura déjà coûté plus de 2 millions et demi d’euros au contribuable ». Rappelant « qu’Ecolo est opposé à toute privatisation de Belfius. »

Au sein de la banque – qui a également financé la préparation de l’opération –, on ne souhaite par contre pas s’étaler sur le montant de la facture payée. A côté des cabinets et banques choisies par le management, précisons qu’une centaine de personnes ont été occupées durant de longs mois au projet avorté.

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