25% des migrants rencontrés par Médecins du Monde victimes de violences policières

La pression du gouvernement sur la police dans le cadre d’une chasse aux migrants humiliante et inutile a un impact sur les policiers.
La pression du gouvernement sur la police dans le cadre d’une chasse aux migrants humiliante et inutile a un impact sur les policiers. - Photo News

Entre mai et juillet 2018, Médecins du Monde a interrogé 440 migrants en transit à propos de leur expérience avec la police belge. Coups, humiliations, privations: 25% d’entre eux déclarent avoir été victimes de violences.

Le rapport que publie l’ONG ce mercredi compile une cinquantaine de témoignages qui mettent en évidence la récurrence de certaines pratiques à différentes étapes de l’intervention policière. «Il ne s’agit pas d’identifier qui a fait quoi, ni prétendre à une représentativité mais de récolter suffisamment de données pour montrer qu’il y a un problème, clarifie Ri De Ridder, président de Médecins du Monde. On constate des violences injustifiables tant humainement que juridiquement. Cela va complètement à l’encontre des valeurs de notre société.» Les témoignages rapportent des violences physiques au moment de l’interpellation, de privations, d’insultes racistes. Si l’ONG refuse de pointer la responsabilité de l’une ou l’autre zone de police, elle ne manque pas de dénoncer la responsabilité du gouvernement qui selon elle met sous pression les corps de police «dans une chasse aux migrants coûteuse inutile et blessante» et valide un discours déshumanisant qui « ne sont pas sans impact sur le comportement de certains policiers». Sur Le Soir+ - Les chiffres du rapport - Les témoignages

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