Migrants victimes de violences policières: sept enquêtes ont été ouvertes

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Entre mai et juillet 2018, Médecins du Monde a interrogé 440 migrants en transit à propos de leur expérience avec la police belge. Coups, humiliations, privations : 25 % d’entre eux déclarent avoir été victimes de violences.

Dans ce rapport que « Le Soir » a pu lire, il est question de violence physique comme des coups de poing, de pieds et de matraque, mais aussi de fouilles à nu forcées et arbitraires, de racket, d’humiliation et de chantage pour l’obtention d’empreintes digitales, ainsi que de la saisie d’objets personnels. Presque 1 témoin sur 3 (27,5 %) était mineur au moment de l’interview. 50 % d’entre eux déclarent avoir été violemment battus ou mordus par des chiens policiers lors de contrôles ou d’arrestations.

Sept informations judiciaires

Concernant les violences policières sur des migrants, 7 informations judiciaires sont pour l’instant ouvertes au niveau du Parquet de Bruxelles, a indiqué mercredi Denis Goeman, porte-parole du Parquet de Bruxelles.

Les dossiers peuvent concerner des violences physiques mais aussi des vols ou des abus divers. Étant donné qu’il est difficile d’établir l’âge et l’identité exacte des victimes et des témoins, cela peut concerner autant des majeurs que des mineurs.

Des contacts ont été établis entre le chef de corps de la police de Bruxelles-Nord et le Parquet de Bruxelles pour faciliter le dépôt de plaintes.

Le Comité P a lui classé le dossier sur la destruction des effets personnels au Parc Maximilien, considérant la motivation faisant état d’un risque de contamination en 2017 et l’introduction d’une consigne spécifique dans les missions des policiers et le respect de celle-ci en 2018.

 
 
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