MR, Ecolo et CDH accablent Nethys pour les difficultés des éditions de l’Avenir

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Les députés du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont exprimé mercredi leur émotion, mais aussi leur indignation, après l’annonce mardi d’un plan de restructuration auprès des éditions de l’Avenir qui devrait entraîner la suppression de 60 emplois sur un total de 240. À l’exception de l’orateur du groupe socialiste, les différents intervenants au débat d’actualité organisé mercredi sur la situation au journal l’Avenir ont tous pointé la responsabilité de l’actionnaire Nethys (Publifin) qui a acquis le groupe de presse wallon il y a quatre ans.

«  Avant le rachat par Nethys, l’Avenir allait plutôt bien. Depuis lors, il affiche des comptes dans le rouge ! », a ainsi fustigé Olivier Maroy, rappelant les promesses pourtant faites à l’époque par Nethys de redynamiser le groupe. «  On en est loin aujourd’hui… », a grincé l’élu MR.

Pour l’Ecolo Stéphane Hazée, l’annonce de mardi, et les craintes qu’elle fait peser sur le pluralisme des médias en Fédération, constitue sans conteste un «  jour noir pour notre démocratie ». Et l’origine de ce drame est, pour lui aussi, à chercher dans la « gestion calamiteuse » et la « stratégie du pourrissement » menée par l’actionnaire Nethys.

Préoccupation pour l’ensemble du secteur

Invité à répondre à différentes questions des députés, le ministre des Médias Jean-Claude Marcourt (PS) a indiqué avoir pris contact mercredi matin avec la rédaction de l’Avenir, se disant prêt à rencontrer les représentants des travailleurs. Il a précisé n’avoir eu jusqu’ici aucun contact avec la direction du groupe, ni son homologue wallon de l’Economie, Pierre-Yves Jeholet, même si ceux-ci devaient s’entretenir prochainement du sujet, a indiqué M. Marcourt. Quant aux attaques de différents députés envers la gestion de Nethys, le ministre de la Fédération a rappelé que la Région wallonne avait «  les moyens juridiques de sortir l’Avenir de Nethys » si elle le voulait.

Pour M. Marcourt toutefois, c’est de l’ensemble du secteur de la presse écrite qu’il faut aujourd’hui s’inquiéter, dans un contexte de chute des ventes, de baisse des rentrées publicitaires et d’une transition numérique qui ne parvient toujours pas à être rentable. «  Il faut absolument une volonté politique, mais aussi (des acteurs) économiques, pour changer le modèle économique du secteur. Le temps fera un poison puissant de perte de substance… », a-t-il averti.

 
 
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