Une économie pour les F-35: «Comment est-ce possible?», s’interroge Georges Dallemagne

Le gouvernement s’est prononcé ce jeudi en comité restreint sur les offres présentées dans le cadre du remplacement des F-16. C’est le F-35 du constructeur américain Lockheed Martin qui a emporté le marché.

Avec une bonne nouvelle en plus – un miracle : lors des discussions à huis clos au parlement ce mercredi soir, le colonel Van Pee a apporté des précisions importantes aux députés concernant le F-35. Chaque avion coûtera 76,3 millions d’euros, formation des pilotes et armement inclus. La facture globale s’élève donc à 2,594 milliards au lieu des 3,6 annoncés et budgétisés. A cela, il convient d’ajouter un milliard d’euros d’investissement pour la construction de hangars et les voyages pour l’écolage des pilotes. Un montant déjà prévu à côté du budget initial. La Belgique va donc payer ses avions moins chers que les Pays-Bas et l’Italie.

Concrètement, le gouvernement aurait donc réussi à économiser un milliard.

« Comment est-ce possible ? », interroge Georges Dallemagne, député CDH.« Quelle contrepartie la Belgique va-t-elle recevoir ? Pour quelle raison les États-Unis feraient-ils un cadeau ? A moins qu’en faisant cette fleur à la Belgique, ils espèrent bloquer le développement d’un futur avion de chasse européen. »

Le remplacement des F-16 vieillissants – car livrés entre fin 1982 et 1991 –, au cœur de nombreux débats dans le monde politique et dans la société civile, est un dossier complexe, marqué par une longue procédure dont le gouvernement Michel a posé les jalons dès le début de la législature.

L’entrée en service des premiers nouveaux appareils est espérée en 2023.

 
 
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