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Merkel: la dernière défaite avant la chute?

La nouvelle défaite historique des conservateurs en Hesse met la chancelière en danger. La descente aux enfers du Parti social-démocrate (SPD), son allié au gouvernement, pourrait accélérer son départ. Les écologistes, grands gagnants du scrutin, rêvent déjà de conquérir la chancellerie en cas de nouvelles élections.

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Temps de lecture: 4 min

Depuis Berlin

Merkel peut-elle encore décemment rester chancelière ? C’est la question qui se pose après la nouvelle débâcle électorale en Hesse qui a vu les deux partis de son gouvernement perdre plus de 10 points… chacun.

C’est la défaite de trop qui pourrait lui coûter son poste dans les prochaines semaines. En effet, rarement une élection régionale n’avait été autant influencée par le fédéral.

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2 Commentaires

  • Posté par Deckers Björn, lundi 29 octobre 2018, 11:49

    Nous connaissons en Belgique (surtout en Flandre) le même mouvement. Depuis combien de temps le SP.A n'a t il plus revu son logiciel des années Vandenbroucke (qui incarnait la version flamande d'un blairisme largement périmé). Groen là aussi ne s'y est pas trompé, de même que les électeurs flamands, Groen est en passe de devenir le premier parti progressiste, à juste titre.

  • Posté par Deckers Björn, lundi 29 octobre 2018, 11:39

    Une lumière toutefois dans le sombre tableau des régionales en Allemagne, en Hesse comme il y a quinze jours en Bavière. Si le SPD connaît une chute impressionnante, les Grünen (écologistes) progressent largement et en cela compensent en partie la perte du SPD. A la fois le SPD garde collé l'étiquette du parti de Schröder. Ce parti qui plutôt que de repenser la mondialisation a décidé de se contenter d'épouser les circonstances, de passer de la social-démocratie au libéralisme, sans le dire. Il n'y avait pas de fatalité en la matière, le divorce était programmé entre le SPD et ses électeurs, il y avait bien tromperie. D'un autre côté, ne faut il pas considérer que les Verts en Allemagne comme ailleurs représentent une offre de centre gauche conforme au XXIème siècle. La social-démocratie, aujourd'hui, est-ce avoir le pouvoir d'achat pour un IPAD tous les deux ans, ou est-ce la qualité de vie en harmonie avec la nature et les générations suivantes. Est-ce toujours plus de parking ou toujours plus de temps disponible pour des activité sociales, culturelles. La gauche, au fond, n'était-ce pas d'abord et avant tout l'émancipation des individus et non leur aliénation matérialiste. Et en cela, les Verts ne relèvent-ils pas le défi d'inventer un nouveau progressisme? D'autant que les écologistes ont depuis longtemps déjà compris l'impérieux besoin, par le prisme de l'écologie de cesser de considérer les problématiques dans un seul pays mais de globaliser les débats et les enjeux. De ce point de vue, l'émergence des écologistes sur les cendres d'une social-démocratie fatiguée et paresseuse, est peut-être une bonne nouvelle. Elle représente à n'en pas douter la meilleur offre, la plus juste réplique, face à la montée des haines et des égoïsmes.

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