«Les migrants en transits sont plus nombreux et plus désespérés», dénonce la police de Kruibeke

«Les migrants en transits sont plus nombreux et plus désespérés», dénonce la police de Kruibeke

La problématique des migrants en transit ne fait que s’aggraver, dénonce le chef de corps de la zone de police de Kruibeke, Wim Pieteraerens, lundi dans De Standaard. « Ils sont encore plus désespérés » et l’arrivée d’un centre administratif à Steenokkerzeel n’est qu’une façade, dit-il.

Fin août, le chef de corps Wim Pieteraerens avait déclaré que ses équipes n’allaient plus activement arrêter les migrants en transit dans notre pays, car cela n’avait selon lui pas de sens. Après audition et prise de leurs empreintes, les migrants sont généralement relâchés.

Depuis lors, la situation s’est aggravée, affirme M. Pieteraerens. Le nombre de migrants sur les parkings a augmenté et ils sont devenus plus désespérés encore, selon lui.

Il estime que l’ouverture d’un centre administratif pour migrants en transit à Steenokkerzeel, mi-septembre, n’est pas une solution : « Parfois, il n’y a de la place que pour dix personnes alors que 30 migrants ont été interceptés. La plupart sont relâchés et réapparaissent deux jours plus tard chez nous. (…) Les migrants en transit ne veulent pas rester ici et nous ne les voulons pas non plus. C’est peut-être un peu court, mais pourquoi ne les laissons-nous pas aller en Angleterre ? », s’interroge le chef de corps.

 
 
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