Une étude établit le lien entre délinquance et expérience de vie

Une étude établit le lien entre délinquance et expérience de vie

Dans le cadre d’une étude sur la délinquance, Julie Grégoire et Cécile Mathys, deux chercheuses de l’ULiège ont interrogé 120 jeunes âgés de 14 à 18 ans issus des six IPPJ (Institutions publiques de protection de la jeunesse) de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et 1.000 jeunes de 13 à 19 ans de Liège, Verviers et Charleroi.

Cette étude vise à évaluer l’ampleur des expériences de victimisation vécues par ces délinquants, et établit un lien entre délinquance sérieuse et expérience de vie. Et met en évidence le double statut d’« auteur-victime » que présente une partie des jeunes placés en institution.

« Les faits d’agressions et de violence physique sont significativement plus élevés pour l’échantillon de population de délinquants et les victimations en partie liées à des agressions avec coups et blessures sont par exemple nettement plus nombreuses », analysent les auteures. Le constat est identique en ce qui concerne les faits de maltraitance, principalement les violences physiques commises par un adulte (72 %, contre 19 pour les autres jeunes) ou les négligences graves (22 %, contre 7 %), et pour les faits dont le jeune a été témoin (80 % des jeunes en IPPJ ont assisté à une agression armée).

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