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Accord PS-MR à Molenbeek: un compromis risqué pour Catherine Moureaux

En faisant le choix « d’un projet de stabilité » après avoir fait miroiter la rupture sèche, le PS molenbeekois va devoir redoubler d’efforts pour prouver qu’il n’a pas concédé trop de terrain à l’ennemi d’hier.

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Journaliste au service Bruxelles Temps de lecture: 4 min

Les « tout ça pour ça » seront à coup sûr de sortie pour quelques jours encore. À la suite de près de deux semaines de tergiversations, de poker menteur, de trahisons et de renvois de responsabilités au cours de tractations tendues avec le PTB et Ecolo, c’est finalement avec le MR que le PS de Catherine Moureaux a choisi de former sa majorité à Molenbeek, privilégiant ainsi une assise large en termes de sièges (30 sur 45) plutôt que la promesse d’instabilité que laissait miroiter une alliance plus progressiste avec le CDH, Ecolo et Défi (qui n’aurait pesé que 24 sièges sur 45).

Depuis jeudi dernier et l’annonce du PTB de se retirer des discussions, les choses ont été très vite. Consultant à tout va du côté des autres partenaires potentiellement disponibles – à l’exception de la N-VA –, Catherine Moureaux, après un premier contact « constructif » avec Françoise Schepmans, la bourgmestre sortante, a confirmé l’essai ce lundi matin.

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11 Commentaires

  • Posté par Michiels Laurence, mardi 30 octobre 2018, 12:38

    Les deux partis étaient arrivés en tête (+ de 50% à deux), il est logique qu'ils s'associent plutôt que de ramasser les petits partis moins fiables qui pouvaient faire tomber la majorité à la moindre contrariété malgré leur faible poids électoral.

  • Posté par barbara van eeckhout, mardi 30 octobre 2018, 7:30

    "ce projet de tournant radical, le large plébiscite à gauche exprimé dans les urnes était clair" Il faut arrêter avec ce postulat du » raz de marée « de l’extrême gauche. Le peuple de gauche a voté massivement pour un centre gauche et une gauche démocrate. Les extrêmes qui se sont présentés, que dans certaines communes cibles n’ont justement pas atteints leurs objectifs ( le PTB impose des objectifs aux militants) pour une majorité absolue. Le partage du pouvoir n’étant pas marxiste-léniniste, ils se sont médiatiquement mis dans une position victimaire (Charleroi), soit de puriste (Molenbeek) pour ne pas entrer dans une coalition. Car je le répète, la coalition sur des villes et commune avec une valeur hautement symbolique (bassin minier, commune paupérisée ) est impossible. Ils sont convaincus que s’ils prennent en charge l’ensemble d’une commune celle-ci sera une oasis budgétaire. Il faut au minimum écouter les déclarations faites par ce parti depuis 8 ans. Si vous en avez le temps, déconstruisez leurs discours populistes, qui ressemblent vachement à de la maltraitance politique sur les plus fragiles au sens large du terme. Dénoncer les populismes, même de gauche, un peu le job de la presse non ?

  • Posté par Stéphane Renard, mardi 30 octobre 2018, 7:01

    30 sieges sur 45, c’est une large majorité qui respecte le choix des électeurs. Point barre

  • Posté par M. Monfort Yves , lundi 29 octobre 2018, 23:17

    2 femmes intelligentes pour Molenbeek Que du bonheur pour la population de Molenbeek Un liégeois qui soutient des femmes qui veulent le bien et le mieux pour leur population

  • Posté par barbara van eeckhout, mardi 30 octobre 2018, 7:30

    Oui

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