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Le vieux monde se meurt, surgissent les monstres

L’éditorial de Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef.

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Editorialiste en chef Temps de lecture: 3 min

Le règne de Jair Bolsonaro s’ouvre au moment où celui d’Angela Merkel se termine. Il y a dans la concomitance de ces événements, un résumé du basculement qui est en train de s’opérer dans le monde, terrible et extrêmement symbolique. D’un côté le triomphe d’un dirigeant d’extrême droite sexiste, raciste et homophobe, faisant l’apologie de la torture, et de l’autre l’échec d’une chancelière, ancre de stabilité politique et démocratique pour son pays, pour l’Europe, mais aussi le monde. L’arrivée de Donald Trump et la toute-puissance de Poutine ont ainsi fait d’Angela Merkel la dépositaire de la raison dans un champ politique mondial miné.

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11 Commentaires

  • Posté par Brasseur Michel, mercredi 31 octobre 2018, 6:31

    Pas un mot sur notre petite Belgique? Pas un mot sur "notre" 1er Ministre qui du haut de l arrogance de ses 40 ans, de la morve de celui qui sait qu'il ne sera jamais, lui, dans le besoin, et qui a permis aux nationalistes d accéder au plus haut niveau de pouvoir de notre (triste) Etat? Et pour quels résultats!! Mais il est tellement plus confortable de ne voir que la paille dans l oeil du voisin...

  • Posté par Chachkoff Yann, mardi 30 octobre 2018, 17:19

    En réponse à certains des commentaires laissés ici: oui, il est compréhensible que la corruption, le clientélisme, la poursuite du profit pour le profit, et bien d'autres choses encore, dégoûtent une part croissante de la population, et l'incitent à tenter d'autres voies. Mais quels que soient ces excès dénoncés ne justifie pas pour autant de soutenir des extrêmes qui remettent en cause les acquis de nos sociétés démocratiques. Faut-il, pour réduire le poids écrasant du néolibéralisme, promouvoir la dictature, nier l'égalité des hommes, museler la presse, mettre fin à la vie privée? N'y a-t-il donc d'autre alternative que ces gens qui, bien loin de proposer un projet de nouvelle société, n'existent que dans la destruction de l'ancienne? Écoutez leurs discours: qu'y trouve-t-on, sinon "nous sommes CONTRE"? Contre les étrangers. Contre le capitalisme. Contre la libre circulation des biens et des personnes. Contre les compromis. Contre tout ou presque, en fait, ce qui existe. Cessons de viser la destruction de l'existant. Proposons de construire autre chose. Parce que si nous en sommes incapables, nous n'aurons d'autre choix que d'opposer les populistes de gauche (PTB, Cinq Étoiles, ...) aux populistes de droite (Vlaams Belang, Ligue du Nord, Trump...). Et nous nous réveillerons un jour en nous demandant, comme certains américains le réalisent déjà (seulement!): mais où est passée notre liberté?

  • Posté par Petitjean Charles, mardi 30 octobre 2018, 15:37

    Gramsci est un des fondateurs du parti communiste italien.Vous faites un raccourci historique de la pensée de Gramsci….pour défendre les intérêts capitalistes. L’histoire est ainsi réécrite par les « vainqueurs. »

  • Posté par christian Leroy, mardi 30 octobre 2018, 15:26

    Pas plus tard que ce matin sur la Une Mr Gilkinet parlait de la difficulté pour Ecolo de faire des majorités communales avec des partis "rétrogrades" (sic)! Je partage les opinions émises ci-dessous: qu'on fait les partis traditionnels pour éviter l'arrivée des nouveaux politicards de tous genre??? Qu'ont-ils fait pour qu'il en aille autrement??? Par leurs turpitudes depuis des décennies, les partis traditionnels ont provoqué ces rejets qui s'expriment sous différentes formes!!

  • Posté par Petitjean Charles, mardi 30 octobre 2018, 14:46

    "Le vieux monde se meurt, surgissent les monstres." Vraiment ? Et si c'était le vieux monde, c'est-à-dire le monde d'aujourd'hui, qui engendrait naturellement les monstres que vous dénoncez ? Vous camouflez trop facilement les turpitudes du monde présent derrière la notion de démocratie et vous en faites un monde presque idyllique dont Merkel et Macron seraient les apôtres. Quels sont les moteurs de notre monde présent ? La démocratie ? Difficile de vous suivre sur ce terrain quand on voit comment et combien le pouvoir démocratique, celui du peuple, a été confisqué par les puissances d'argent et leurs relais politiques. Il suffit de mesurer les menaces des marchés financiers sur la politique italienne de l'instant. La première valeur de notre monde contemporain c'est la concurrence : concurrence entre les individus, entre les peuples, entre les Etats, entre les continents. La concurrence est partout qui considère l'autre, pour prospérer, comme quelqu'un à dominer, à exploiter et au besoin à éliminer. Qu'est-ce que notre Europe, celle de Merkel et de Macron ? Une union paradoxale dans laquelle les Etats unis sont des concurrents fiscaux, sociaux, économiques entre eux. Qu'est-ce que la mondialisation si ce n'est un vaste champ de bataille sur lequel les puissances d'argent se livrent une guerre impitoyable, chacun essayant de faire du business sur le continent de l'autre et réciproquement ? Et dans ce fatras impitoyable le citoyen, lui aussi mis en concurrence et en état de guerre avec son voisin, subit les retombées de la guerre des puissants qui engendre la concentration de la richesse dans quelques mains au détriment du bien-être matériel et spirituel du plus grand nombre. Le chômage, la misère, l'exploitation sont le lot de beaucoup pendant que quelques-uns se goinfrent. Et dans la lamentation qui monte du peuple avec raison, c'est l'étranger, le migrant qui est pointé insidieusement comme le responsable de tous les maux. Cette stratégie évite de désigner les puissances d'argent, le capitalisme, comme le moteur de toutes ces injustices et de tous les malheurs du monde. Luttons pour une économie apaisée et une juste redistribution de la richesse en veillant que chaque individu sur terre reçoive de quoi vivre dignement et les monstres ne naîtront plus.

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